Ou mes réactions face aux conseils beauté et mode divers (ou comment tester l'intégration d'image dans un article du blog).
Et comme j'écris comme une truffe, je vous remets le texte en dessous :
Magazine : "Ce mois-ci, la tendance, c'est le nude. Vous verrez, ça perturbe un peu au début...
Bibi : Non, ça va ! Ce devrait aller."
*Jamais maquillée*
dimanche 30 novembre 2014
Raconte-moi... les petits bijoux du neuvième art
Ce nouveau blabla va s’adresser
essentiellement à ces gens pour lesquels les bandes-dessinées s’adressent
exclusivement à des enfants décérébrés. Ces gens qui pensent que, parce qu’il y
a des dessins et des bulles, ces produits ne sont pas destinés aux adultes. Ces
gens qui sont persuadés que ces ouvrages n’ont pour seule vocation que
d’abrutir nos chères petites têtes blondes. Et puis, il est aussi destiné aux
amateurs de ce type de lecture qui souhaiteraient dénicher de nouveaux horizons
(y’a pas de raison, en plus c’est bientôt Noël, ça vous donnera des idées de
cadeaux).
Nombre de personnes s’imaginent qu’en
dehors d’Astérix et de Tintin, qui ont bercé leur enfance, aucune
autre bande-dessinée ou assimilée ne mérite qu’on pose le doigt dessus, tout
simplement parce qu’elles sont grandes désormais et que les BDs, c’est bien
connu, c’est pour les ch’tits n’enfants. Dans le genre gros préjugés qui se
fourvoient dans les grandes largeurs, je pense que nous tenons notre champion.
Certes, une certaine part des bandes-dessinées est à destination des enfants
(j’entends pour cela « être humain de moins de 13 ans ») : Le
petit Spirou, L’agent 212, Boule et Bill, Le Marsupilami,
Les Schtroumpfs, etc. Mais, une part autrement plus importante a pour
cible principale : les adolescents et mêmes, les adultes.
J’en veux pour exemple Les Tuniques
Bleues qui, malgré une qualité scénaristique décroissante depuis quelques
années, n’est clairement pas destinée aux Gremlins. En effet, nous suivons ici
les aventures d’un duo de soldats fédérés durant la Guerre de Sécession. Le
dessin est plutôt à tendance réaliste avec des scènes de bataille, des
cadavres, des blessés et puis, à côté, des intrigues politiques qui échapperont
totalement à un esprit d’enfant. Même si la mort arrive souvent hors-champ il
n’est pas rare de tomber sur des cases présentant des plaines jonchées de corps
sans vie et percés de balles. Sur un autre plan, l’humour n’est pas accessible
à qui n’a pas développé son second degré. Si je devais citer mes tomes
préférés, ce serait : Rumberley, Black Face, Drummer Boy, Les hommes de paille, Des bleus en cavale et Qui
veut la peau du général ?
Pour rester dans l’univers du connu, il
y a aussi Lanfeust de Troy qui rajoute des crânes éclatés, des membres arrachés
et des fesses dénudées au cocktail. Une série d’Heroic Fantasy en huit tomes où
l’humour potache allège le récit sanguinolent. Ou les jeux de mots (« le
grimoire Zazate ») se disputent la place avec les répliques absurdes
(« les filles, ça trouve toujours des rimes en « asse »
pour parler de leurs copines ! ») et les petits jeux disséminés ça et
là par les auteurs. Un humour bien trop pointu pour des enfants à proprement
parler. Cependant, au-dessus de onze ans, ça se lit sans aucun souci
(personnellement, je les ai dévorés au collège). Seules les héroïnes en petite
tenue pourrait retenir les parents d’acheter ces tomes pour leur jeune
progéniture (cependant, ne soyez pas dupe, ils ont déjà vu bien pire sur
Internet).
Dans le nettement moins connu, mais
toujours à destination d’un public adolescent, vous avez Soda. Alors,
rien à voir avec la série du même nom et Kev Adams, ni avec une quelconque
boisson sucrée et pleine de bulles. Il est question ici de flic, de pasteur, de
malfrats et de New York. Soda, c’est l’histoire d’un policier vivant dans la Grosse Pomme , qui fait croire à
sa mère, cardiaque, qu’il est pasteur. Un flic mutilé, à l’humour grinçant et à
l’uppercut facile. Un flic aux méthodes pas toujours très recommandables, qui
fume comme un sapeur et boit du whisky comme on se descendrait un verre de
grenadine, mais qui déteste rien moins qu’un type vienne mettre le boxon dans
sa ville. Y’a du sang, des morts, des fins pas toujours heureuses (cf. Lève
toi et meurs), des massacres, des carambolages, de la drogue et parfois,
une fesse qui traîne par-ci par-là. A peu près tous les sujets sont abordés –
des fois, sur une seule case – mais sans voyeurisme, sans jugement aucun. On
découvre la vie des New-Yorkais sans fard, avec le même détachement que celui
du héros vis-à-vis du comportement de ses congénères. Là encore, si je devais
citer mes tomes préférés, nous aurions : Dieu est mort ce soir et Lève-toi
et meurs. Mention spéciale à Lettre à Satan qui m’avait bien foutu
les miquettes à l’époque.
Dans le même style graphique – trompeur
–, vous avez Seuls. Imaginez, vous avez entre dix et quinze ans, et vous
vous réveillez un matin sans frère, ni sœur, ni parents, ni… personne. La ville
entière où vous habitez est vide. L’école est fermée. Les voitures sont
arrêtées au milieu de la route. C’est comme si tout le monde alentour s’était
volatilisé d’un seul coup. Puis, soudain, vous croisez un autre enfant et puis
un autre, dans le même état de panique que vous. Avec vos cinq autres
naufragés, vous décidez de sillonner les rues de la ville à la recherche d’un
être humain un tant soit peu adulte. Et c’est là que vous découvrez que vous
n’êtes peut-être pas si seuls que ça… Un trait rond et des couleurs vives qui
pourraient faire penser à un bande-dessinée adressée aux plus jeunes mais qui
se révèle être surtout destinée aux adolescents. Les auteurs ont réussi à
rendre une atmosphère lourde et angoissante – surnaturelle – qui vous prend à
la gorge et lance votre esprit dans des hypothèses toutes plus glauques les
unes que les autres. Mention toute particulière au premier cycle et aux deux
tomes suivants (jusqu’à Les terres basses) qui
m’ont vraiment fait avoir quelques sueurs froides.
Pour les grands adolescents qui aiment
la mer, vous avez Finkel. Moitié Fantasy, moitié piraterie, le lecteur
déboule dans un monde où la survie des enfants-rêves est au centre de toutes
les attentions : personnelles, scientifiques et politiques. En effet,
ceux-ci sont atteints d’un mal qui les ronge petit à petit et qui ne peut être
brièvement endigué que par l’absorption de liqueur de corail – liqueur qui se
trouve être confectionnée sur un îlot représentant un point stratégique
militaire et marchand. Tous périclitent, sauf un qui, par un procédé que les
scientifiques de la capitale cherchent à comprendre, est capable de vivre dans
l’eau de mer. Finkel, le héros, est un marin-lige – un marin au service de
l’état – qui va se retrouver plus ou moins malgré lui au centre d’un conflit
politico-commercial entre l’état qu’il sert, la Feder Compagnie , et des pirates
cruels, les Nek’Amas. Le dessin peut rebuter en première lecture mais le récit
dévoile peu à peu un univers beaucoup plus vaste et plus riche qu’il en a
l’air. Le gros point noir restant néanmoins son rythme de parution hyper lent
et, pour l’instant, son absence de fin. Attention, le tome 6 n’est pas du tout
pour les enfants.
Je pourrais encore citer Les forêts
d’Opale, La geste des chevaliers dragons (pour lequel, je conseille
surtout la lecture du tome 1, le seul qui, à mes yeux, mérite vraiment d’être
lu) ou encore Paradis Perdu (premier cycle, en trois tomes seulement)
mais, si je devais parler de toutes les BDs qui m’ont plu, on y serait encore
demain. Passons donc aux bandes-dessinées que je qualifierai d’adultes.
Il n’est pas question là d’œuvres
érotiques (comme Les Borgias de Manara) mais plutôt d’ouvrages qui
n’auront aucun intérêt pour des enfants ou des adolescents. Des ouvrages pas
forcément épiques, pas forcément drôles ou pas forcément passionnants au
premier abord, aux styles graphiques très éloignés de ce que l’on peut voir
dans la littérature « jeunesse ».
Si vous aimez les intrigues
fantastiques à la Guy
de Maupassant, les enquêtes à la Conan Doyle
et l’humour grinçant, je vous conseille très fortement l’intégrale Green
Manor. Le club Green Manor, en plein cœur de Londres, regroupe des
aristocrates, des médecins et des hommes de loi respectés dont le plus grand
plaisir est de se plonger dans la résolution des mystères les plus étranges de
la ville. Des hommes de la haute société souvent imbus d’eux-mêmes et qui,
engoncés dans leurs costumes soignés, sirotent leur verre de Whisky pur malt en
riant du malheur du commun des mortels. Un style graphique vraiment très
particulier mais qui, s’y on s’y attarde, mérite le coup d’œil et se fond
parfaitement avec l’ambiance générale de l’œuvre. Le tome relié est superbe qui
plus est, ce qui peut en faire un très beau cadeau de Noël.
Si vous appréciez les contes revisités
pour les adultes, je vous conseille très fortement Peter Pan de Loisel.
J’avoue ne pas connaître le conte original dont s’est inspiré un certain studio
aux grandes oreilles, mais cette version est loin de sentir la rose et dévoile
un monde plus sombre que féerique. Un monde où Peter est un gamin laissé
à lui-même, qui vadrouille dans les ruelles miteuses de Londres, retardant le
plus longtemps possible son retour à la maison où l’attend sa mère, ivre morte
à longueur de temps. Une mère odieuse qui n’hésite pas à lui filer une raclée
s’il ne l’approvisionne pas assez vite en alcool. Mais un monde où les fées
existent, tout comme les pirates, les sirènes et toutes les créatures du Pays
Imaginaire. Si Clochette est plus teigne que jamais, les pirates n’ont plus
rien de risibles et les sirènes ne sont plus des sylphides à la chevelure douce
et soyeuse. Finalement, un Peter Pan bien plus réaliste que celui de Disney qui
mérite sincèrement que l’on s’y attarde.
Pour rester dans la piraterie, je
pourrais vous parler de Long John Silver ou encore de Barracuda.
Le premier est un mélange de mystique, de quête personnel et d’épopée en terre
maya, au trait vif et sombre mais dont on trouve le récit bien trop court
arrivé à la fin. Le second est plus réaliste – même si quelques légendes
viennent se glisser dans l’intrigue – et prend le parti d’évoquer la vie des
pirates à terre (ce qui n’empêche pas de voir de bons vieux rafiots). Le trait
est fin, nette et précis, et les auteurs traitent de nombreux sujets :
l’esclavage, la prostitution, l’homosexualité, la lèpre, etc. Les deux séries
ne sont pas très longues (4 tomes pour Long John Silver et, pour l’instant,
quatre pour Barracuda mais le cinquième devrait clôturer l’histoire).
Pour les amateurs du style de Loisel,
je ne peux pas ne pas vous parler de Magasin général. Alors là, on tape
vraiment dans l’univers totalement inintéressant pour les enfants et pour les
ados biberonnés au smartphone. Magasin général, de quoi ça cause ? Ca
cause de la vie d’un petit village du fin fond de la cambrousse canadienne où
l’homme qui tenait la seule épicerie du coin vient de décéder, laissant
derrière lui une veuve éplorée. Dans le même temps, un gars de la ville
débarque dans ce patelin quasiment coupé du monde où il n’est pas rare que les
femmes meurent en couche du fait de l’absence d’un médecin local. Concrètement,
il ne se passe pas grand-chose. Enfin, rien d’épique. Pas d’explosion, pas de
fusillade, pas de monstre radioactif ni de ptérodactyle cracheur de feu. Le
lecteur est plongé de plein pied dans la vie quotidienne – et parfois monotone
– de ces habitants qui tentent de survivre dans ce coin reculé. Et malgré cet
aspect roboratif, nous sommes happés dans leur histoire et on s’attache à ces
personnages (surtout à la veuve). On vit avec eux, on pleure avec eux, on rit
avec eux. Un tour de force brillant de la part de Loisel, dans un monde où s’il
n’y a pas une paire de nichons toutes les deux cases et un flingue sur les
autres, ton ouvrage ne mérite même pas de sortir de ton disque dur.
Dans un tout autre genre, pour celles
et ceux qui aiment les policiers, il y a Blacksad. Il faut aimer
l’anthropomorphisme ceci-dit (le quoi t’est-ce ? des humains à figure
animal ou des animaux qui se comportent comme des humains, au choix). Blacksad,
c’est un chat noir policier à l’apparence nonchalante, qui porte quelque peu un
regard blasé sur ses concitoyens mais qui ne se laisse pas pour autant marcher
sur les pattes. Chaque tome est une nouvelle enquête même si certains
personnages reviennent de manière récurrente (Weekly ou encore le chef de
Blacksad, Smirnov).
Chaque tome aborde un sujet différent (le premier le monde de la nuit et de la
musique ; le second, du racisme ; le troisième, de politique et de
complot scientifique, etc.). Les tomes paraissent à un rythme très lent mais il
faut dire que Guarnido, le dessinateur, travaille de manière traditionnelle.
Les dessins à l’aquarelle sont absolument superbes (c’est limite si on n’achète
pas les tomes juste pour ça). Personnellement, Artic Nation reste le
meilleur de tous, tant au niveau du dessin que du scénario.
Pour les mordus de western, il y a Les minettos desperados. En trois tomes si mes souvenirs sont exacts, cette
histoire suit le périple du trio le plus improbable de l’ouest. D’un côté,
cette grande sauterelle de La
Chtouille – une brunette épaisse comme un clou à la langue
acérée –, de l’autre, la grosse Berthalou – une imposante femme, chauve, et
dotée d’un très mauvais caractère –, et au centre, Razorblade – une gamine
blonde, haute comme trois pommes, mais cruelle, sans pitié et sadique jusqu’au
bout des ongles. Trois filles qui tiennent un saloon perdu au milieu de rien et
qui vont se retrouver confrontées à une flopée de personnages tous plus barrés
les uns que les autres. Je me souviens surtout d’une petite vieille en side-car
traînant une hyène au bout d’une laisse. Phobiques du dentiste,
s’abstenir : Razorblade offre un magnifique (et atrocement douloureux)
ravalement de façade à un type qui voulait l’enlever. Un western sans foi ni
loi, et un peu siphonné sur les bords.
A noter néanmoins que, si je classe ces
ouvrages dans la catégorie des bandes-dessinées pour adultes, sachez qu’il est
possible de les lire en étant plus jeune. J’ai découvert Peter Pan, Blacksad et
Les Minettos Desperados durant mes années collège et lycée. Cependant, je pense
qu’elles s’apprécient plus lorsque l’on gagne en maturité.
Voilà pour aujourd’hui. La prochaine
fois, nous aborderons les mangas avec une extension sur les animés.
lundi 24 novembre 2014
Raconte-moi... le jour où le monde s'est inversé
Ce matin, alors que je cauchemarde bien
tranquillement sur mon lit taillé dans un rondin, une petite sphère lumineuse à
la voix aigrelette vient me réveiller. Elle veut que j’aille à la rencontre de
l’arbre qui veille sur mes camarades et moi-même. Bien aimable, je finis par
ouvrir les deux yeux avant de m’asseoir sur ma couche pour l’écouter
attentivement. Son discours terminé, je saute à bas de mon sommier (une chute
vertigineuse de deux centimètres) pour sortir à l’air libre. A peine le nez
dehors, ma meilleure amie vient me saluer et me féliciter d’avoir – enfin – une
fée (depuis le temps, j’étais le dernier de la communauté à ne pas en
avoir : la honte stratosphérique… au moins).
Sachant que je vais avoir besoin de
thunes, je farfouille dans les hautes herbes, je ratiboise les plantations des
voisins, casse leurs poteries jusqu’à
obtenir une coquette somme de quarante rubis. Je me dirige ensuite vers le chef
du village qui me barre le passage vers le vénérable grand arbre. Soi-disant
que je n’ai pas la tenue adéquate pour aller le rencontrer (et peu importe si
c’est lui qui m’a demandé de venir le voir). Il me faut donc aller à la
boutique locale pour récupérer un bouclier en bois digne de ce nom. Connaissant
le coin comme ma poche, je m’invite dans la place… pour découvrir que je suis
rentré dans la maison d’un pote. Demi-tour droite, je repars en sens inverse
pour me rendre compte que je suis de nouveau sur la mauvaise pente. Je me pose,
observe les alentours et retrouve la fameuse baraque au toit rouge dans
laquelle se trouve mon Graal. J’achète donc mon bouclier, récupère mon canif et
va faire mon fier devant le patron qui va bouder dans son coin. Papotage avec
le grand arbre qui m’annonce qu’il va calancher sous peu mais que ce serait
bien que je vienne nettoyer la vermine de son tronc d’arbre. C’est donc armé
jusqu’aux dents que je m’en vais botter les fesses des araignées qui grouillent
sous l’écorce.
Passons sous silence le fait que je me
sois fait mettre K.O. par une petite plante carnivore (elle avait le crâne plus
dur que le mien) et que je me sois fait aplatir par un scarabée borgne géant
pour enchaîner avec la suite. L’intérieur de son tronc passé au lance-flamme,
le vieil arbre me raconte une dernière histoire avant de s’effriter sous mes
yeux. Tout juste le temps de me coller la destinée du pays sur les épaules afin
que je puisse continuer à dormir tranquille. En repartant, on me lance des noix
parce que j’ai dézingué le plus grand platane des environs ce qui m’oblige à
fuir lâchement la forêt. Ma meilleure amie me laisse cependant un cadeau
d’adieu : un ocarina dans lequel elle a sûrement craché un nombre
incalculable de fois (mais c’est une super copine). Et me voilà, libre comme
l’air, à l’assaut d’un monde « que je ne connais pas », pour aller
dans un château « inconnu », rencontrer une princesse « que je
n’ai jamais vue » (tout ça entre guillemets parce que j’ai déjà fait tout
ça lors de mes cinq vies antérieures). Mais avant, je dois papoter avec un
vieux hibou qui parvient à se briser la nuque sans mourir.
Requinqué à bloc, je galope sur mes
petites gambettes en direction du château. Bien sûr, comme j’arrive de nuit, on
me claque le pont-levis au nez. Il ne me reste plus qu’à pourfendre des
squelettes de romains au crâne hippopotamesque en attendant le lever du soleil.
Le pont-levis redescend, je m’élance joyeusement en direction de la place du
marché. Et là, c’est le drame ! Figé sur place, je réalise enfin ce que
mon cerveau tentait manifestement de me cacher. Le monde a changé. Mon monde a
basculé. La porte de la salle des gardes habituellement à droite est maintenant
à gauche. Le frisson s’amplifie lorsque je mets un pied sur la place du
village. Tout est absolument sans dessus-dessous. La grosse dame qui perd
régulièrement son chien est passée sur ma gauche, le temple du temps également,
tout comme la boutique des masques. Et les choses se compliquent dès lors que
je poursuis mon chemin vers le château. Mes repères sont si perturbés que je ne
remarque plus la plante grimpante qui me permettait d’atteindre le haut du
parapet pour m’infiltrer sur le territoire des gardes les plus miros de tout le
royaume.
L’axe gauche-droite est donc totalement
inversé, me faisant revoir entièrement la géographie de ce pays que je
connaissais comme ma poche. En sortant du château, je ne retrouve plus le petit
pont qui mène au village de la nourrice de la princesse. Je mets une éternité à
voir le ranch de cette jeune fermière rousse, qui est simplement excentré sur
ma gauche (encore). Je ne sais plus quel chemin prendre lorsque je m’échappe du
trou où se trouve la vache du volcan local. Le chemin d’accès au cimetière du
père Igor est une redécouverte totale (était-il donc si près du mur ?).
Pire, je me perds dans les Bois Perdus, alors que la bonne route était gravée
dans ma mémoire. Mon cerveau fait du hula-hop en permanence pour m’aider à me
repérer dans ce nouvel espace.
Pourquoi ? Mais pourquoi les
Déesses se sont-elles amusées à me faire subir ça ? Surtout que je serai
bien capable de m’y habituer pour finalement trouver que le monde qui est à
l’endroit est à l’envers. Inadmissible. Rendez-moi le cratère du dragon à
gauche, l’enclos des cocottes à droite et la ferme en face du pont-levis !
S’il vous plaît.
Et non, je n’ai pas fumé des
champignons, j’ai simplement découvert Zelda : Ocarina of Time Master
Quest sur 3DS.
samedi 22 février 2014
Raconte-moi... si t'étais présidente
Si j'étais présidente de la France (ce qui ne risque pas d'arriver vu la difficulté inhérente à la domestication du peuple françois (si, si, c'est tout à fait le mot)) :
- je demanderais aux balayeurs de ne relever que les poubelles et de ne ramasser que les feuilles mortes (pour que les gens se rendent comptent que tout ce qu'ils laissent nonchalamment tomber par terre - parfois à un mètre à peine d'une poubelle - ne disparaît pas miraculeusement des trottoirs).
- j'imposerais dans toutes les universités et autres écoles estudiantines, des machines à café avec un système de consigne intégré (les étudiants raclant jusqu'au moindre centime pour survivre dans la jungle de la vie, ils feront l'effort de ne pas jeter leurs gobelets par terre).
- je ferais en sorte que toutes les toilettes publiques soient équipées de verrous qui ne s'ouvrent que si la chasse d'eau est tirée (ça apprendra à certains et certaines que ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas chez eux qu'ils ne faut pas faire l'effort d'appuyer sur un simple bouton).
- j'installerais des brouilleurs d'ondes dans les bureaux, les restaurants et les cinémas (pour que les accros au téléphone lâchent leur biberon pour se concentrer sur leur travail, leur assiette et sur le film en cours de diffusion sans gêner leurs voisins civilisés).
- j'obligerais les salles de cinéma à proposer des séances en 3D ET en 2D, ce qui n'est pas systématiquement le cas (pour les cinéphiles qui ne supportent pas de perdre plusieurs dixièmes d'acuité visuelle pour des films en 3D de seconde main, qu'ils doivent en plus payer une fortune).
- et toujours au rayon cinéma (parce que j'aime le cinéma), j'ajouterais au budget des salles de quoi proposer, pour les films d'animation, des séances adultes et enfants séparées (pour que les amateurs de films d'animations ne voient pas leur sortie gâchée par des hordes de Gremlins bruyants, chahuteurs, bavards et nauséeux).
Voilà pour le premier jet de mon programme électoral. Vous êtes donc cordialement invités à rejoindre les urnes le 30 février prochain afin de voter pour moi si tous les points relevés dans cette liste non exhaustive vous hérissent autant le poil qu'à moi. :D
mardi 14 janvier 2014
Raconte-moi... La Reine des Neiges
La Reine des Neiges ou, comment partir d’un concept topissime pour
aboutir sur une bouse moisie depuis trois générations (au moins).
Que ceux qui ont aimé ce film ne
lisent pas la suite : trop de tension, c’est mauvais pour la santé.
Personnellement, ce dessin animé a été une immense déception. Vraiment. Pire
que Les mondes de Ralph, c’est dire.
J’aimais cette idée du pouvoir incontrôlable, de cette reine qui, pour
préserver son royaume, préfère se mettre au ban de la société ; de cette
sœur qui va tout faire pour la ramener auprès des siens. Et puis l’affiche
donnait vraiment l’impression d’un film féerique : tellement beau – autant
d’un point de vue narratif que technique – que vous êtes transportés dans ce
monde sans vous en rendre compte. Mais non…
Un résumé s’impose (si, si, c’est
comme ça !).
Tout commence… par une chanson.
Et là, je m’arrête tout de suite parce que c’est là, un des gros points noirs
de ce film, qui vous sort totalement de l’univers et fait surgir des pulsions
meurtrières difficiles à réprimer. Ca chante tout le temps ! Et quand je dis,
tout le temps, c’est vraiment, tout le temps. J’ai compté – d’après mes
souvenirs vite effacés (réflexe de survie) – il y a au moins dix chansons.
DIX ! Le film fait cent-huit minutes, ça fait une chanson toutes les dix
minutes (huit secondes si on veut être précis). C’est trop ! Beaucoup trop
monsieur Lasseter !
Encore, si elles étaient bien, je
ne dirais rien. Mais elles sont niaises au possible, sans intérêt, plates et
souvent, ce sont des redites des précédentes. Le cocktail totalement imbuvable
qui vous donne une furieuse envie de prendre vos jambes à votre cou et de
sortir de la salle de cinéma en hurlant. Ou de vomir sur le siège de votre
voisin de devant. Au choix. Bref, une très mauvaise idée de la part des
réalisateurs : Chris Buck et Jennifer Lee. D’ailleurs, j’ai pu remarquer
au générique que l’équipe directrice était très féminine et, comment dire, ça
se voit : c’est un film esthétiquement très beau (avec plein de jolies
couleurs, de belles formes, des paillettes et cie) mais les paroles des
chansons sont absolument navrantes (on verrait presque les petits cœurs et les
pâquerettes qui courent sur les partitions). Alors, attention, je ne dis pas
que les filles ont un sens de l’esthétisme irréprochable et une cervelle
branchée en mode « Prince charmant » en permanence. Personnellement,
ce serait plutôt l’inverse. Mais, de manière générale, ce film est pour les
filles. Petites filles. Pas les adultes, ni celles au-dessus du dix ans.
J’en veux pour preuve la présence
d’une gamine d’à peu près cet âge-là dans la salle et d’un môme de quatre ou
cinq ans. Eh bien, aucun ne s’est marré, aucun n’a été transporté par les
chansons, aucun n’a exprimé la moindre émotion. Des statues de glace. Pour un
film qui s’appelle Frozen en
anglais, ça tombe plutôt bien, même si ce n’est pas le but recherché d’un
Disney.
Bon, je devais faire un résumé et
je vais donc m’y atteler (en incluant les chansons, pour que vous vous rendiez
compte de la torture que ça a été).
Tout commence donc sur une scène
qui m’a furieusement fait penser à Dumbo.
On voit des hommes effectuant un travail de forçat (ils creusent dans la glace
pour en récupérer des pains qu’ils vendront ensuite) au lever du jour. Et bien
sûr, ils chantent. Un chant assez incompréhensible d’ailleurs, j’ai dû saisir
deux mots à peine. Bref, ils creusent. Et parmi eux, se trouve un petit gamin,
blond, accompagné d’un renne, qui essaie de faire le même boulot que les
grands. Précision : l’enfant n’appartient à aucun des hommes qui percent
la glace. D’ailleurs, à la fin de la journée, quand le moutard réussit enfin à
soulever son bloc hors de l’eau pour le mettre sur son traîneau, tous les
hommes se sont déjà barrés sans se soucier de le laisser en galère, tout seul,
en pleine nuit (oui, parce que le môme, ça lui a pris la journée pour récupérer
un pain de glace… normal, c’est un gosse). Mais ce n’est pas grave, c’est qu’un
gamin après tout. Et puis il est à personne, donc on s’en fout.
Tout de suite après ça, on part
dans une des chambres d’un immense palais où, une petite rouquine vient embêter
sa grande sœur, aux cheveux blancs, en plein milieu de la nuit. La cadette a
envie d’un bonhomme de neige – CHANSON (courte ceci-dit, c’est une chansonnette
à la Raiponce, mais en beaucoup
moins bien). Elsa, puisque tel est le nom de l’aînée, se lève et entraîne
Anna, la plus jeune donc, dans la salle de bal où elle montre alors l’étendue
de ses pouvoirs. En effet, Elsa a la capacité de créer de la neige et de la
glace, et d’en faire ce qu’elle veut : un bonhomme de neige (qu’elle
appelle Olaf et qui aime les câlins), une patinoire, un toboggan, une chaise à
bascule, un tractopelle… ce qu’elle veut. Sauf que voilà, alors qu’Anna s’amuse
à courir d’un monticule de neige à l’autre – monticules que sa sœur créé au fur
et à mesure des déplacements de la cadette –, elle accélère la cadence et fait
perdre le contrôle de son pouvoir à Elsa, qui la touche à la tête. Anna
s’écroule, inerte, et sa sœur, paniquée, gèle la moitié du château, sortant
ainsi les parents de leur lit… où ils étaient tout vêtus de leurs habits de
cérémonie (à moins qu’ils aient des pyjamas super classes).
Afin de sauver Anna, qui est
toute congelée et qui a déjà une mèche de cheveux qui s’est éclaircie, les
parents conduisent les deux enfants chez les Trolls. Alors, les Trolls, ce sont
des blocs de pierre avec des grandes oreilles, mais sans bras ni jambe, et qui
ont absolument tous la même tête. Globalement, les animateurs ont fait du
copier-coller, en rajoutant juste quelques brins d’herbe par-ci et de la mousse
par-là pour faire genre : « C’est pas tous les mêmes ». Donc,
grand-papy Troll parvient à soigner la gamine parce qu’elle est touchée à la
tête et que donc, il peut modifier ses souvenirs pour que toute trace de magie
ait disparu de sa mémoire. Par contre, si ça avait été le cœur, il n’aurait
rien pu faire. Et tout ça, sous le regard du gamin au pain de glace qui a suivi
le traîneau du roi et de la reine, et qui se fait adopter en trois secondes par
une madame Troll. D’ailleurs, c’est présenté comme une blague de la part de
cette dernière et de fait, j’ai eu l’impression qu’elle ne le pensait pas
vraiment. Mais en fait, si. On l’apprend plus tard : il a réellement été
adopté par les Trolls. Ok. Soit.
A partir de là, les parents des
deux sœurs font pressing sur Elsa pour qu’elle n’utilise plus ses pouvoirs en
public, qu’elle les cache, même aux yeux d’Anna, car les Trolls lui ont prédit
qu’ils se renforceraient et qu’ils deviendraient dangereux, pour elle comme
pour ceux qui l’entourent. A partir de là, les deux frangines grandissent l’une
à l’écart de l’autre : l’aînée enfermée dans sa chambre, terrorisée à l’idée
de faire du mal à quelqu’un (sa chambre vidée de tout meuble à part son lit,
parce qu’en toute logique, la gamine qui n’a rien demandé à personne, qui est
née avec ces pouvoirs, ne mérite plus d’avoir des jouets et des posters de
chevaux accrochés aux murs...) ; et la cadette, libre de ses mouvements mais
rôdant en permanence près de la chambre de son aînée dont elle ne comprend pas
l’attitude (parce qu’on ne lui a rien dit, bien sûr). CHANSON (reprise de
la précédente) ! Et on avance comme ça, jusqu’à l’adolescence, la
disparition des parents dans un naufrage et le jour du couronnement de la reine
Elsa, que personne n’a jamais vue puisque le couple royal avait décidé de
fermer les portes au public. CHANSON ! Des citoyens impatients de
découvrir leur reine, sa sœur, le château (enfin, je crois. Là, j’ai un doute.
Mon cerveau s’était déjà mis en mode pause).
Réveil d’Anna, pressée de sortir
enfin du palais, de parler avec des gens et de revoir sa sœur, enfin.
CHANSON ! Où elle s’imagine déjà au bal, rencontrant son prince charmant.
Bref, elle est toute guillerette pendant que sa sœur angoisse à mort à l’idée
de sortir en public parce que, dès qu’elle touche un truc, du givre se dépose
immédiatement dessus (d’où le fait qu’elle porte des gants – parce que les gants,
c’est bien connu, ça gèle pas). De fait, dès qu’elle s’empare, devant toute une
assemblée de curieux qu’elle n’a jamais vus ni d’Eve ni d’Adam, des attributs
royaux, sans ses gants (parce que c’est le protocole), bah ça givre. Hé !
Forcément. Stressée comme elle est, ça ne pouvait que se terminer comme ça.
Mais elle repose le tout vite fait, personne n’a rien vu, la cérémonie est
finie, tout le monde dans la salle de bal !
Là, on fait la connaissance d’un
possible méchant : un petit vieux avec un toupet, qui a des accords
commerciaux avec la ville des deux sœurs (première fois qu’on parle de fric
dans un Disney, vous noterez ! Et quand je dis « fric », je
parle bien d’échanges monétaires). Mais en fait, c’est pas lui. Il est juste là
pour la galerie et pour apporter un élément comique qui ne l’est pas. Surtout
que bon, y’a plus important : les retrouvailles d’Anna et Elsa. Un peu
gênées au début, elles redeviennent assez vite complices alors que ça fait dix
ans qu’elles ne se sont pas vues. Puis elles se brouillent une minute plus
tard, je ne sais même plus pourquoi et du coup, Elsa décide de prendre l’air.
CHANSON (au conditionnel encore une fois) ! Puis elle percute
littéralement son prince charmant : Hans de je-ne-sais-plus-quoi des huit îles
(ou quelque chose comme ça). CHANSON ! C’est le coup de foudre, les
papillons dans le ventre, les cœurs dans les yeux, Anna veut l’épouser sur le
champ. Oui, ils se connaissent depuis deux minutes, mais ils veulent se marier…
Oui. Tout à fait.
Du coup, Anna va demander la
bénédiction d’Elsa qui refuse tout net (bien, y’en a au moins une dans la
famille qui a un cerveau). Anna s’énerve, lui pique son gant et lui demande
pourquoi elle s’enferme à ce point dans sa solitude. Elsa, poussée à bout,
panique et fait étalage de ses pouvoirs en créant une barrière de piques de
glace. Effrayée, elle s’enfuit du palais, traverse le fjord en courant (en
gelant l’eau sous ses pieds) et s’enfonce dans la montagne sans se rendre
compte qu’elle a plongé toute la ville dans l’hiver. CHANSON ! Elsa est
enfin seule, perchée sur son pic à 2 000 mètres d’altitude. Elle est libre
de produire des escaliers de glace et tout un château sans que personne ne
vienne la traiter de monstre. Youpi ! C’est la fête ! Ca va. Pas
traumatisée pour deux sous à l’idée de se geler les meules toute sa vie, sans
avoir personne à qui parler (ni chambre à coucher, ni cuisine, ni
toilettes ; le palais n’étant qu’une suite de paliers et d’escaliers
vides).
Mais Anna n’est pas d’accord.
Elle veut ramener sa sœur. Elle confie donc le royaume au gars qu’elle connaît
depuis une heure environ et part à cheval dans la montagne. Trente secondes
après, elle perd son destrier, finit les fesses dans l’eau, marche avec une
robe gelée jusqu’à une cabane qui vend des produits locaux et qui fait sauna.
Sauf que, c’est ballot, mais c’est l’été normalement. Du coup, niveau articles
de montagne, y’a que dalle (une paire de bottes et un foulard). Et puis le
sauna est occupé par une famille nombreuse de suédois. Et c’est là que le gamin
au renne débarque – gamin devenu adulte, œuf course – couvert de neige
jusqu’aux sourcils et qui n’a pas un sou en poche mais qui veut des carottes, une
corde et un piolet. Là, il refuse de payer la somme demandée et se fait jeter
hors du magasin, le nez dans la neige. Il rejoint donc son animal, Sven, et va
s’enfermer dans la grange que le propriétaire du magasin lui a aimablement loué
(pourquoi, alors qu’il venait d’être traité de voleur ? Son jour de bonté
sûrement). CHANSON !
Et apparition d’Anna dans la
grange, avec des fringues (robe, bonnet, cape, gants) qu’elle a sorti d’on ne
sait où et qui exige que l’homme qu’elle ne connaît pas l’accompagne dans la
montagne pour trouver sa sœur. Son argument ultime : elle a acheté les
carottes pour Sven. Banco ! Les deux font affaire et partent donc en
pleine nuit, parce que c’est la petite dame qui le veut (ils dorment jamais
dans les Disney. Dormir, c’est pour les faibles !). En route, Anna fait un
résumé de la situation à Kristoff, en citant notamment le fait qu’elle a voulu
épouser le premier beau gosse qui lui a fait un sourire Colgate. Deuxième
réaction sensée du film : Kristoff est outré et prend donc Anna pour une
grosse débile (enfin, grosse… une filiforme débile on va dire). Mais les loups
les coupent dans leur conversation et les voilà obligés de fuir la meute
affamée (ils crèvent toujours la dalle les loups dans les Disney, au point
d’attaquer tout et n’importe quoi).
Hop ! Crash du traîneau tout
neuf, voilà la petite troupe à pied. Et qui est-ce qu’elle rencontre ?
Olaf, le bonhomme de neige qui aime les câlins et qui est vivant juste parce
qu’il fallait un compagnon stupide et parlant aux héros (parce que Sven est
bête, mais il est muet, donc ça compte pas). CHANSON ! Celle du bonhomme de
neige qui aime le soleil et rêve de voir l’été, les fleurs, les petites bêtes.
Anna décide de ne rien lui dire tandis que Kristoff est outré bis. Brave
garçon, il estime qu’il est important de spécifier qu’un bonhomme de neige ne
peut survivre en été. Mais non, c’est tellement plus poétique de le laisser
rêver ce petit là. Normal, encore une fois.
Le quatuor continue son chemin
jusqu’à ce qu’il parvienne au château d’Elsa. Anna demande aux autres de rester
en dehors de leur discussion familiale et découvre l’intérieur du palais. Un
intérieur à la fois superbe et très dénudé : pas de meuble, pas de
tenture, pas de fenêtre, rien que des murs lisses et des sols bien cirés.
CHANSON ! Globalement, Anna chante ce qu’elle aurait pu dire en
parlant : qu’Elsa n’est pas un monstre mais que toute la ville est sous la
glace à cause d’elle, et qu’elle doit donc faire quelque chose pour dégeler le
bazar. L’aînée refuse et touche sa sœur en plein cœur. Mais celle-ci va bien
(juste une petite douleur dans la poitrine, rien de grave docteur).
Et puis toute la clique est
poussée dehors par le golem de neige créé par Elsa, qui finira quand même par
les balancer du haut d’une falaise de trente mètres (le but premier étant juste
de leur bloquer l’entrée et de les empêcher de revenir). Aucun souci pour
l’atterrissage, il y a six mètres de poudreuse en-dessous (ce que Kristoff
avait vu à travers le brouillard, parce que Kristoff, il a une vue laser, comme
Superman). Bon, techniquement parlant, j’ignore si c’est plausible mais ça
reste capillotracté pour moi.
Là, la douleur se réveille, une
nouvelle mèche de cheveux blanchit, Kristoff décide d’emmener Anna voir sa
famille, les Trolls. CHANSON ! Le tas de pierre est persuadé que leur fils
adoptif leur ramène une fille qu’il veut épouser et font donc tout un foin de
ses extraordinaires qualités. Ils en profitent même pour fabriquer des fringues
immondes à base d’herbe et de mousse. Mais, la douleur augmentant, grand papy
Troll arrive et annonce que la seule chose qui pourra la sauver, c’est un geste
d’amour sincère. Ni une ni deux, Kristoff embarque Anna et file, ventre à
terre, à dos de Sven, vers la ville où se trouve Hans le beau gosse, qui, après
le retour du cheval d’Anna, est parti déloger Elsa de sa tour de glace. Ce
qu’il réussit à faire, malgré le golem (et oué, il suffisait de lui passer
entre les jambes et c’était bon !).
Anna est également de retour au
château, où elle attend le baiser de son prince charmant qui la délivrera du
mal qui menace de la transformer en statue de glace. Et là !
Badaboum ! Hans est en fait le méchant du film. Treizième de la fratrie
des huit îles, il n’avait aucune chance d’accéder au trône. Mais, en épousant
une des princesses d’Arendelle (c’est le nom de la ville), c’était tout bénéf.
De fait, point de baiser, débrouille-toi avec ta malédiction. Elsa, quant à
elle, est enfermée dans les cachots, les mains enchaînées pour ne plus faire de
dégât (le métal, ça craint pas le froid, c’est bien connu aussi). Hans délaisse
donc Anna et annonce, en pleurs, qu’ils ont quand même prononcé leurs vœux
avant qu’elle ne succombe et que, si elle est morte, c’est la faute d’Elsa.
Donc il faut l’exécuter, maintenant. Sauf qu’elle s’est échappée et a filé sur
la glace, où elle déclenche une tempête de neige, effondrée d’avoir appris
qu’elle avait causé la mort de sa sœur.
Tempête de glace vue par Kristoff
qui déprime à fond (parce que finalement, il l’aimait bien la rouquine). Bref,
il voit la tempête et son sixième sens l’avertit qu’il y a quelque chose de
louche. Il redescend donc en ville et file sur la glace, à la suite d’Anna qui
va un peu mieux depuis qu’Olaf est venu lui faire un feu de cheminée (et non,
il n’a pas fondu devant l’âtre, même si j’aurais bien voulu. Juste pour
apporter un peu d’émotion dans ce désert de glace… mais non. Chez Disney, on ne
fait pas fondre les bonhommes de neige).
De fait, sur la glace, nous
avons : Elsa, plus déprimée que jamais ; Anna, qui se tord de douleur
et qui se gèle un peu plus à chaque pas ; Kristoff, qui cherche Anna ou
Elsa, on ne sait plus trop ; et Hans, qui veut liquider la grande sœur.
Hans retrouve Elsa ; Kristoff, Anna ; Anna, Elsa et Hans. Partagée
entre survivre et sauver sa sœur, Anna décide finalement de s’interposer entre
la lame d’Hans et la tête d’Elsa. Lame qui se brise sur les doigts gelés de la
statue de glace qu’elle est devenue (et là, au climax du film, les lumières du
ciné se sont rallumées, brisant l’instant qui aurait pu faire battre mon petit
cœur… mais non). Elsa, bouleversée par ce qu’elle a fait, chouine sur les
épaules de sa sœur jusqu’à ce que la malédiction se brise.
Et oué, un geste d’amour sincère,
ce n’est pas nécessairement le baiser d’un prince. Ca peut aussi être le câlin
d’une frangine. Anna dégèle donc, Elsa est folle de joie et retrouve le mode
d’emploi pour décongeler Arendelle. Retour du printemps. CHANSON !
Kristoff et Anna sont ensemble, Elsa maîtrise parfaitement son pouvoir, Olaf
est toujours en vie grâce à un petit nuage de froid juste pour lui, le vieux
faux méchant botte les fesses d’Hans qui retourne dans ses îles. Tout va bien.
FIN.
En conclusion : trop de
chansons niaises, tue les chansons, le scénar (si y’en avait un), les
personnages, l’humour (déjà qu’il est d’un niveau très faible)… le film en
somme. La Reine des Neiges semble
avoir été fait à la va-vite (genre : « Saperlotte ! C’est Noël,
il faut qu’on ponde un truc pour les ch’tis n’enfants ! »), comme
l’atteste le copier-coller trollesque et les chansons qui comblent les trous du
scénario et la disparition du dialoguiste.
Ca nous fait donc un 1/20, pour
les effets de glace qui sont fort jolis.
PS : ah bah tiens, je viens de lire que Jennifer Lee était la responsable des Mondes de Ralph, ceci explique donc cela. Je propose de lui retirer ses diplômes (si elle en a).
La Reine des Neiges©Disney/Hans C. Andersen
lundi 13 janvier 2014
Raconte-moi... ta pub, madame !
Comme tout bon membre de l'espèce humaine, je pense à ma face de mouette avant celle des autres. Du coup, avant de déblatérer sur des sujets plus ou moins d'actualité, je vais d'abord parler de mes travaux.
Globalement, j'ai trois passions dans la vie (autres que dormir et manger) : le dessin, l'écriture et la photographie.
Pour le dessin, voici ma galerie DeviantArt : http://nicodemuslily.deviantart.com/
Et je vous conseille d'être inscrit là-bas si vous voulez voir quelque chose car la plupart des dessins n'est accessible que pour les membres (pourquoi ? Parce qu'ils concernent mon univers et que je n'aime pas les voleurs). C'est gratuit, ça prend trente secondes et vous n'êtes même pas obligés de poster quoi que ce soit sur votre galerie. Vous pouvez juste vous faire une galerie de favoris sans qu'un modérateur ne vienne vous tirer les oreilles (de toute façon, on est trouze millions sur ce site, donc personne ne verra rien).
Pour l'écriture, voici le lien vers un livre que j'ai écrit :
C'est de la Fantasy (parce que j'aime ça), avec son lot d'Elfes, de magie et de créatures plus ou moins fantastiques (ça dépend de la longueur des crocs). Dans ce premier tome, le lecteur suit les pérégrinations d'un jeune Elfe, Yahël, dont le désir le plus cher est de devenir Guerrier Loup. Et pour cela, il devra passer par quelques épreuves. La première étant : se voir attribuer un compagnon à quatre pattes. Et même ça, ce n'est pas gagné d'avance.
Pour ceux que la Fantasy barberait (ce que je peux concevoir), voici le lien vers ma page Fanfic-fr.net :
Ne soyez pas pressé. Le site est très lent à certaines heures. Comme le nom du site l'indique, il s'agit d'un site de fanfics. Qu'est-ce donc ? Ce sont des textes basés sur des œuvres déjà existantes. L'auteur dudit texte s'approprie l'univers, les personnages ou une certaine situation pour relater une histoire selon son propre point de vue (qui n'est pas toujours celui de tout le monde).
Personnellement, je ne me suis penchée que sur quelques univers : Harry Potter, Saint Seiya (ou Les chevaliers du Zodiaque, en français dans le texte), Stargate, Dragon Ball Z, La vision d'Escaflowne et Les Tuniques Bleues. Vous y trouverez aussi deux textes originaux, dont un relié à l'histoire de Yahël.
(et oui, ce lien restera en jaune parce que Blogger refuse de changer sa couleur...)
(et oui, ce lien restera en jaune parce que Blogger refuse de changer sa couleur...)
Et enfin, la photographie. C'est par ici :
http://snapshot-lily.deviantart.com/
Nul besoin de se connecter cette fois-ci, tout est en accès libre (il y a une signature sur chaque photographie par contre).
Je pense que vous avez désormais de quoi vous occuper lors des longues soirées d'hiver. N'hésitez pas à laisser des petits messages à droite et à gauche, ils seront toujours les bienvenus. ;)
Parce qu'il faut une présentation...
Parce qu'il
faut une présentation avant qu'on me dise : "mais de quoi t'est-ce que ça
cause ?", en voici une.
Ce blog
est avant tout un petit plaisir personnel donc, merci de respecter les opinions
qui y seront présentées. Libre à vous d'avoir les vôtres, différentes des
miennes, mais inutile de venir essayer de les changer (qui plus est de
manière agressive). Surtout que ça a tendance à provoquer l'effet inverse
(esprit contradictoire me voilà !).
Bref,
après cette entame, qui peut vous paraître un peu brusque de prime abord (mais,
mieux vaut prévenir que guérir), expliquons la raison de ce blog sur la toile.
Le but
ici est d'exprimer mon opinion sur... plein de choses : film, dessin animé, jeu
vidéo, livre. En conclusion, sur tout ce qui pourrait me passer sous les yeux
et qui nécessiterait un avis de ma part (en tout cas, qui me donne suffisamment
de matière pour écrire un article).
Et,
attention, certains textes pourront s'avérer assez abrupts (pas de langage
ordurier, loin de là, mais de grands coups de pied dans le fondement,
oui). Principalement parce que, quand je n'aime pas, je ne prends pas de pincettes.
Quand j'estime que quelque chose est nul, il en prend généralement pour
son grade. Et tant pis si ça ne plaît pas aux fans.
Sur ce,
vous voilà prévenus et j'espère que ça ne vous empêchera pas de profiter un
peu du spectacle. Et n'hésitez pas à laisser un commentaire. Malgré les
apparences, je ne mords pas (sauf quand j'ai très faim).
Merci
d'avoir lu jusque là et bonne lecture à toutes et à tous. :)
PS : le
fond et la forme de ce blog sont encore susceptibles de changer (le temps que
je comprenne comment tout le schmilblick fonctionne).
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