vendredi 8 novembre 2019

Raconte-moi... tes petits gestes écolos (thème 3 : mieux consommer)


Et c’est parti pour le thème 3 : mieux consommer.



Cette fois, il est surtout question de nourriture (aaaah ! Enfin ! La meilleure partie ! :d).



La meilleure partie, mais pas la plus simple tant nos habitudes alimentaires ont été fortement impactées par le marketing, et inversement. Tant notre « nouvelle » façon de nous nourrir a modifié notre façon de cultiver les céréales, fruits et légumes, et d’élever le bétail en tout genre.



Les choses commencent progressivement à évoluer, mais le travail est encore long.



Vous verrez, s’il est difficile pour nous d’abandonner nos mauvaises habitudes de fainéants mangeant du prémâché, il est tout aussi difficile pour l’industrie agro-alimentaire de changer leurs recettes si addictives et si peu chères, mais tellement gorgées de saloperies qui nous bousillent la santé. 



Bref, commençons ! o/



***





  1. Préparez ses repas (plutôt que d’acheter des plats tout prêts)



ü  Les plats tout prêts, aussi beaux soient-ils sur la photo, sont chargés en sucres (glucose, fructose, dextrose… tout ce qui termine en « ose » est un sucre + les sucres cachés avec le maïs, l’amidon, etc.) et en lipides (huiles diverses). Et, bien souvent, ces éléments sont ajoutés à la recette non pas parce qu’ils sont nécessaires, mais simplement pour donner de la texture et nous rendre accro (notre corps est très friand de sucre).

ü  Or, le sucre absorbé en trop grandes quantités est nocif pour notre organisme (pour bien fonctionner, notre corps a besoin de l’équivalent d’un morceau de sucre par heure, 2 pour les enfants qui ont une activité cérébrale et physique plus intenses que les adultes. Pas plus). Le foie transforme le surplus en graisse qui se stocke où elle peut (et pas là où on veut) et ce trop-plein d’activité finit par l’affecter. C’est ainsi que des personnes ne buvant pas d’alcool peuvent développer des cirrhoses (et il y en a de plus en plus).

ü  A contrario, en faisant la cuisine, on sélectionne les ingrédients et on réduit ainsi la quantité d’éléments qui n’ont rien à faire dans telle ou telle recette (ex : le sucre dans les vinaigrettes, là où de l’huile, du vinaigre, de la moutarde, du sel et du poivre suffisent).


Avouez que ça a une meilleure tête que votre plat tout prêt !
(Et puis, en plus, je sais exactement ce qu'il y a dedans.)



ü  Et pour ceux qui brandiraient l’argument du temps manquant, sachez qu’il existe sur Internet ou dans n’importe quelle bonne librairie, des recettes rapides à préparer, avec moins de 5 ingrédients et qui sont très bonnes.

ü  Pour ceux qui auraient du mal à faire sans plats préparés, sélectionnez drastiquement vos achats : il faut qu’il y ait moins de 10 ingrédients dedans, pas de E quelque chose, pas de « ose » qui n’ont rien à faire dans la recette, pas d’aspartame (qui donne faim) et surtout pas d’huile de palme (mais je reviendrai sur ce dernier « détail »).

ü  Bénéfices : d’abord, pour votre propre santé. Ensuite, pour votre porte-monnaie (au final, se préparer des boîtes revient moins cher). Et enfin : moins d’emballages (= moins de déchets), moins de produits chimiques fabriqués et rejetés dans notre environnement.

   

  1. Acheter des produits bio



ü  Un produit dit « bio » est normalement soumis à une ribambelle d’obligations, dont la première est de ne pas avoir été en contact avec des produits chimiques quelconques (insecticides, herbicides, raticides, etc.). Et c’est cette norme à suivre qui est bénéfique pour nous, car tous ces produits nocifs pour la faune et la flore ne disparaissent pas à la cueillette des fruits et des légumes : au contraire, ils sont absorbés par la plante, amassés dans ce qui est cueilli, et ingérés enfin par nous en bout de circuit. Même en le lavant à l’eau.

ü  Donc, le meilleur moyen d’éviter d’avaler des désherbants, des engrais et tous ces fluides destructeurs de vie, c’est en achetant des produits qui n’en ont pas vus.

ü  De la même manière, sachez que tous ces produits destinés à tuer les rongeurs ou les insectes, tuent beaucoup d’autres espèces qui s’en nourrissent : rapaces, renards, fouines, martres, loutres, chiens, chats… qui peuvent se nourrir de rats, de mulots ou de campagnols infectés ; mais aussi des passereaux ou insectes prédateurs qui se nourrissent d’insectes infectés. L’ironie étant que, si les agriculteurs n’abusaient pas de ces produits, les prédateurs naturels de cette faune « nuisible » s’en chargeraient très bien tout seuls.

ü  Je vois venir d’ici ceux qui trouvent que les produits « bio » sont très chers. Pour ça, j’ai 2 contre-arguments : leurs prix baisseront si on en achète plus (loi basique de l’offre et la demande : plus un produit est acheté, plus son coût de production baisse, moins il est nécessaire de le vendre cher) et les frais médicaux engendrés par une mauvaise nutrition sont sûrement plus élevés que l’achat de produits sains.

ü  Bénéfices : moins de produits chimiques déversés dans les nappes phréatiques, moins d’espèces animales impactées par ricochet, moins d’eau consommée à nettoyer ces fruits et légumes ; et puis un gros bénéfice pour notre santé.



  1. Acheter des produits de saison



ü Dans la suite directe du « faites la cuisine » et « achetez bio », essayez tant que faire se peut d’acheter des produits de saison.

ü  Pourquoi ? Parce que la fraise que vous achetez au mois de janvier, la tomate en décembre ou le chou-fleur en juin, ont poussé sous serre. Et qui dit serre dit : lumière 24h/24 et 7j/7, et plastique sur lequel les plants ont poussé (et je ne parle même pas du produit hors-saison, non-bio, qui a reçu en plus une demie-tonne de produits chimiques sur le coin de la feuille). Et s’ils n’ont pas poussé sous serre, c’est qu’ils viennent de l’autre bout de la planète, là où il y a du soleil quand il neige chez nous (bonjour la facture en CO2…).

ü  Bénéfices : économie d’énergie (électrique, mais aussi en transport et en eau), mise au repos de la terre (indispensable pour qu’elle produise à nouveau sans aide chimique) et moins de CO2 dégagé.

ü  Astuce : si vous avez tout de même besoin de tomates en hiver, ou de pêches, achetez ces produits en conserve ou en bocal (en vérifiant bien qu’ils n’aient pas été additionnés en sucre). Les deux contenants se recyclent et vous n’aurez pas alimenté le commerce hors-saison.

 

  1. Acheter local



ü  Ce point ne concerne pas que la nourriture, mais tous les biens que vous pouvez acquérir.

ü  Tout produit ne venant pas de France est parvenu jusque dans nos rayons par avion ou par bateau : deux moyens de transport extrêmement polluants. Et, plus ils viennent de loin, plus ils ont pollué avant d’arriver chez nous. Donc, plus vous achetez proches de chez vous, plus vous réduisez votre empreinte carbone.

ü  Autre point important, acheter plus proche bénéficie aux entreprises proches et encourage ainsi les dirigeants à poursuivre la production locale (en gros, plutôt que d’aller faire travailler des petits asiatiques pour 5 centimes de l’heure ; on fait travailler des Européens, voire des Français, qui seraient au chômage autrement).

ü  « Oui, mais c’est plus cher ! » C’est plus cher parce que c’est légal. Parce qu’en Europe, il y a des taxes, des impôts, des salaires et des loyers à payer. Et tout ça ressort forcément sur les coûts de fabrication (et donc, les prix de vente). Un produit peu cher venant de loin coûte quasiment rien à la fabrication car : l’ouvrier n’est pas déclaré, pas payé, que l’usine n’a pas d’emplacement véritable et que c’est le patron qui s’en met plein les fouilles (en vous arnaquant au passage puisque le t-shirt que vous achetez 15 € ne lui a en fait coûté que 2 €).

ü  « Oui, mais c’est difficile à trouver ! » C’est vrai. Certains produits – notamment textiles – sont quasiment introuvables en local (au plus proche, on va avoir une production en Turquie) et beaucoup de produits estampillés « Made in France » sont en fait issus de production mondiale (l’assemblage est fait en France, mais tout vient d’un peu partout sur la planète… ce qui revient exactement à acheter un produit « Made in Taïwan »). Mais en cherchant un peu, il est possible de s’approvisionner au moins avec des produits européens (France, Italie, Belgique, Allemagne, etc.).

ü  Bénéfices : pour l’économie locale (et française, surtout) et pour la lutte contre le réchauffement climatique (moins de transport donc moins de CO2, CQFD).



  1. Manger moins de viande



ü Les élevages de bétail (bovins essentiellement, mais d’ovins et porcins aussi) sont très polluants : ils consomment de l’eau en quantité faramineuse (pour les bêtes en elles-mêmes, mais aussi pour les pâtures et les champs qui servent à les nourrir), les déchets qu’ils produisent polluent les sols et les nappes phréatiques (pollution au nitrate pour les élevages porcins), le transport des animaux dégage du CO2 et tout le monde a bien sûr entendu parler du fait que les flatulences des bovins participaient au réchauffement climatique.

ü Cependant, en tant qu’amatrice de viande, je ne vous conseillerai jamais de ne plus en manger du tout. Par contre, il est clair qu’il faut en manger beaucoup moins.

ü  Compte tenu de notre forte sédentarité, du peu d’exercices physiques que nous faisons, il n’est absolument pas indispensable de manger de la viande (quelle qu’elle soit) tous les jours. En fait, à moins d’être un athlète de haut niveau ou un grand sportif très régulier, manger de la viande 2 fois dans la semaine suffit (3 pour les femmes pour compenser la perte de fer lors des règles). Pas plus.

ü Personnellement, lorsque je prépare mes plats pour la semaine, je fais un plat avec de la viande (ou du poisson) pour 2 ou 3 personnes. Et c’est tout. Tous les autres plats sont à base de légumineuses, de féculents, de fruits secs ou d’œufs. Jusqu’à maintenant, je me porte plutôt bien.

ü  Pour la sélection de la viande, mes critères sont : bio d’abord, avec des animaux qui ont été nourris sans OGM, français et, si possible, qui ont été élevés à l’air libre (ce qu’il y a de plus dur à trouver pour la viande de bœuf). En prendre chez le boucher garantit une viande la moins transformée, mais il faut y mettre le prix…

ü Bénéfices : économie d’eau, économie d’énergie (électricité (étables, abattoirs, entrepôts frigorifiques, etc.), carburant (tracteurs, groupes électrogènes, etc.)), repos des sols, pollution des sols et de l’eau réduite, et moins de dégagement de CO2. Plus un bénéfice financier intéressant pour les petites bourses.



  1. Bannir l’huile de palme



ü Je pourrais faire un pavé de plusieurs pages sur la question, mais on va tâcher d’être concis…

ü Au-delà du fait que l’huile de palme n’est pas la meilleure huile que l’on puisse ingérer, sa culture est surtout un des responsables majeurs de la déforestation en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie. C’est un produit facile à fabriquer, peu cher et qui remplace facilement le beurre, l’huile d’olive ou de colza qui sont très coûteux (mais meilleurs pour notre santé). Donc, pour faire toujours plus de bénéfices, les grands industriels de l’agro-alimentaire ont peu à peu remplacé tous ces ingrédients par l’huile de palme, induisant ainsi une culture galopante de palmistes.

ü  Mais, qui dit « déforestation », dit « disparition des espèces animales et végétales ». Pour vous donner un exemple : à son origine, l’île de Bornéo était une gigantesque forêt. A l’heure actuelle, 80 % de cette forêt a disparu pour laisser la place aux champs de palmistes. La conséquence de cela, notamment, c’est qu’une des associations locales en charge de la sauvegarde des orang-outan (espèce endémique de Bornéo) ne peut pas relâcher les couples aptes à retourner à la vie sauvage pour la simple et bonne raison qu’il n’y a plus assez de forêt.

ü  Et le même phénomène se répète en Afrique et en Amérique du Sud, annihilant ainsi des milliers d’espèces vivantes pour de la pâte à tartiner, des gâteaux pas chers, des bouillons cubes et des pneus (oui, l’huile de palme sert aussi à faire des pneus. Bon appétit !).

ü  Sachez aussi que les forêts équatoriales contribuent à l’équilibre des températures terrestres. Vous avez tous dû remarquer qu’il faisait plus frais à l’ombre d’un arbre qu’à l’ombre d’un mur ; eh bien, ce phénomène se produit à grande échelle sur la planète avec les grandes forêts comme celle de l’Amazonie. Donc, plus on détruit d’arbres, moins la température baisse, plus le dérèglement climatique s’intensifie.

ü  Bénéfices : pour votre santé, un peu ; pour lutter contre le réchauffement climatique et pour la préservation de la faune et la flore, beaucoup.



***

Voilà pour les gestes les plus « basiques » (on va dire).



Dans mon prochain article, je vous parlerai des gestes qu’il me reste à acquérir pour réduire encore mon empreinte écologique.



Encore une fois, je le répète, il n’est pas nécessaire de tout appliquer à la lettre (il faut faire en fonction de sa situation personnelle) et, surtout, ne pas tout faire d’un coup. Notre cerveau aime bien le changement, mais il lui faut tout de même un temps d’adaptation.



En espérant que cela vous ait été utile.



A pluche ! 😊


vendredi 1 novembre 2019

Raconte-moi... tes petits gestes écolos (thème2 : faire des économies d'énergie)


Et nous continuons sur notre lancée avec le thème du jour : faire des économies d’énergie.



Et par là, j’entends : moins consommer d’eau, moins consommer d’électricité et, accessoirement, moins consommer de pétrole.



L’eau, parce qu’elle est indispensable à notre survie et que, contrairement à ce qu’on pense, elle n’est pas inépuisable.

L’électricité, parce qu’il est très difficile à l’heure actuelle de nous en passer (qui est-ce qui sait encore faire du feu, lève la main !) mais sa production est très polluante.

Le pétrole, parce que cette énergie fossile qui nous sert pour alimenter nos voitures et pour fabriquer le plastique, est en quantité limitée sur Terre et que viendra un jour où il n’y en aura plus (et ce jour-là, les oiseaux marins feront la fiesta du siècle. XD).



Attention, gros morceau !



Bref, commençons ! o/



***





  1. Couper l’eau quand on se brosse les dents



ü  Encore un geste qui peut paraître idiot à acquérir, mais cela vous permettra d’économiser de l’eau et des sous sur votre facture à la fin du mois.



  1. Ne pas remplir les bacs de l’évier pour faire la vaisselle



ü  Sachez tout d’abord qu’un lave-vaisselle consomme moins d’eau qu’une vaisselle faite à la main. Donc si vous le pouvez, achetez-en un (en plus, ça vous fera gagner du temps).

ü  La petite astuce pour faire votre vaisselle sans dépenser des litres de flotte inutiles, c’est de remplir votre récipient le plus grand (une casserole, une cocotte, un grand Tupperware, etc.) et d’y faire votre vaisselle. Vous le videz une fois fini (en terminant le lavage par le récipient en question) et vous le re-remplissez pour le rinçage.




ü  Bien sûr, il ne faut pas faire couler l’eau durant toute la durée de votre vaisselle.

ü  Bénéfices : économie d’eau, économie d’énergie (moins d’eau à chauffer), économie sur les factures à la fin du mois



  1. Installer une chasse d’eau à deux débits



ü  Une chasse, c’est jusqu’à 5 L d’eau qui partent en une seule pression là où, les ¾ du temps, un simple litre suffit.

ü  Si vous êtes bricoleur, vous pouvez fixer une bouteille d’eau à votre chasse d’eau qui remplacera votre réservoir. Sinon, installez une chasse d’eau avec un petit débit pour les petites commissions, et un gros débit pour les grosses commissions.

ü  Vous pouvez pousser le truc jusqu’à ne tirer la chasse d’eau qu’après plusieurs (petits) passages. Faites seulement une exception, mesdames, lorsque vous avez vos règles, parce que le sang attache au fond de la cuvette.

ü  Attention, ce dernier point ne fonctionne que si vous ne videz pas un rouleau de pécu à chaque passage. Apprenez également à économiser là-dessus. En fonction de l’épaisseur et du niveau d’absorption du papier, 2 à 4 feuilles peuvent suffire.

ü  Bénéfices : économie d’eau et économie financière



  1. Prendre des douches plutôt que des bains



ü  C’est enfoncer des portes ouvertes de dire que faire couler un bain consomme plus d’eau que de prendre une douche, mais il faut tout de même préciser qu’il faut que cette douche dure moins de 10 minutes. Sinon, autant prendre un bain.

ü  Bénéfices : économie d’eau et financière (bien sûr)



  1. Ne pas se laver tous les jours



ü  Tous les phobiques des germes ont déjà perdu connaissance à la lecture de cette astuce, mais sachez qu’il y a naturellement plus de bactéries sur et dans votre corps que vous n’avez de cellules qui le constituent.

ü  Et il se trouve que ces bactéries ont un intérêt bénéfique pour notre organisme. Celles qui recouvrent notre peau nous protègent de l’installation de bactéries pathogènes (comme un bon vieux staphylocoque doré) et favorisent la cicatrisation, entre autres. Quant à celles qui siègent dans notre système digestif, elles nous permettent tout simplement de digérer (la fameuse E. Coli, tant décriée, est notre alliée depuis notre prime enfance, il suffit simplement de ne pas l’embêter).

ü  Donc, se laver tous les jours, avec force gels douche et autres savons agressifs, détruit cette couche de bactéries protectrices et nous laisse vulnérables face aux attaques virales et bactériennes (sans compter que ça irrite et assèche la peau). Ce qui n’est pas top, vous en conviendrez. Alors que se laver tous les trois jours (et encore) et se rincer seulement à l’eau claire lors des canicules ou après un effort, c’est amplement suffisant pour ne pas puer le rat mort à des kilomètres.

ü  Personnellement, je ne prends des douches que 4 fois par semaine (et encore, y’a une douche supplémentaire parce que je vais à la piscine et qu’il faut me débarrasser du chlore déposé sur ma peau). J’alterne avec une toilette rapide au lavabo pour le visage et les aisselles, et c’est tout.

ü Bénéfices : économie d’eau, d’énergie, financière (triple : moins d’eau consommée, moins d’électricité dépensée et moins de produits d’entretien de la peau à acheter) et votre corps ne s’en portera que mieux.



  1. Boire de l’eau du robinet



ü  Sachez qu’en France, l’eau potable arrive par tous les robinets de votre chez-vous : cuisine, salle de bain et toilettes (oui, même dans les toilettes). Vous faites la cuisine et la vaisselle à l’eau potable, vous vous douchez à l’eau potable et vous faites vos besoins dans de l’eau potable.

ü  Cette eau potable est produite par des usines qui tournent en permanence, qui sont très surveillées et régulièrement remises aux normes. Si certaines particules parviennent à passer toutes les étapes de potabilisation, elles sont en quantité bien trop infimes pour être nocives pour votre santé. Donc, il n’y absolument aucune raison de ne pas la boire.

ü  Autre point à savoir : sachez que pour faire une bouteille d’eau d’1,5 L en plastique, il faut 3 L d’eau. Oui, vous avez bien lu. Pour faire votre pack de six bouteilles d’eau (quelle que soit la marque), il a fallu déjà utiliser 18 L d’eau. Ce qui est complètement absurde, vous en conviendrez.

ü  Et si vous trouvez qu’elle a un goût (parce qu’on a tous cette sensation-là), commencez votre « sevrage » en agrémentant votre eau du robinet d’un sirop de menthe ou de fraise (à très petite dose car c’est très sucré). En réduisant petit à petit la dose, vous ne sentirez plus ce goût de tuyauterie ou de javel. Et si ça revient, remettez un peu de sirop le temps que le goût s’estompe. Bien sûr, prenez du sirop contenu dans une bouteille en verre et bio (si, si, ça existe).





ü  Sinon, solution moins calorique : laissez évaporer. Oui, ça peut paraître bizarre comme conseil, mais le goût ou l’odeur que l’on sent provenir de l’eau du robinet, vient seulement du chlore que l’on déverse à l’intérieur et qui sert à détruire les potentiels germes qui pourraient s’inviter lors de son transport entre la station d’épuration et votre tuyauterie perso. Hors, le chlore s’évapore au contact de l’air. Donc, après avoir rempli votre carafe, votre bouteille en verre ou votre verre d’eau, laissez évaporer un temps à l’air.

ü  Bénéfices : moins d’eau consommée « inutilement » et moins d’emballage en plastique (donc moins de déchets), et économie financière.



  1. Eteindre les lumières dans les pièces où on ne se trouve pas



ü  Nouveau réflexe un peu simpliste que tout le monde devrait avoir, mais que beaucoup n’ont pas encore. On vit la grande majorité de notre temps (hors temps de travail) dans le salon, donc il est totalement inutile de laisser la lumière de la chambre ou de la cuisine allumée (vos oreillers ou vos sets de table s’en fichent complètement d’avoir de la lumière ou pas).

ü  Bénéfices : économie d’énergie (moins d’électricité à produire donc moins de CO2 dégagé par les centrales) et économie financière



  1. Eteindre tous les objets en veille



ü  De nombreux appareils restent en veille sans que l’on ne s’en rende compte : télévision, lecteur DVD/Blu-Ray, décodeur, box Internet, machine à café… alors que nous ne les utilisons que peu de temps au cours de la journée (surtout lorsqu’on travaille). Et un appareil qui reste en veille est un appareil qui consomme de l’électricité. Donc, on éteint.

ü  Bénéfices : économie d’énergie (cf. point n°7) et économie financière



  1. Installer des ampoules basse consommation



ü  Ce point a fait grincer beaucoup de dents au début de leur fabrication parce que les ampoules mettaient énormément de temps à chauffer et à émettre leur lumière complète (or, dans des pièces comme les toilettes, le cellier ou même la salle de bain, c’était agaçant de sortir au moment où la lampe éclairait enfin correctement). Mais ce n’est plus le cas désormais et ces ampoules ont l’avantage de durer plus longtemps que des ampoules classiques (ce qui compense leur prix plus élevé).

ü  Bénéfices : cf. point n°7



  1. Acheter des produits moins énergivores



ü Un produit (électro-ménager, mais aussi informatique) moins énergivore consomme moins d’électricité durant son utilisation mais aussi pour son rechargement. Et qui dit moins d’électricité consommée, dit moins d’électricité produite et donc moins de CO2 dégagé par les centrales.

ü Comment savoir ? En vous basant sur cet affichage désormais obligatoire. L’idéal étant bien évidemment de prendre des produits A++, A+ ou A.

Bien !

Pas bien !





















ü  Bénéfices : économie d’énergie, économie financière et lutte contre le réchauffement climatique



  1. Privilégier les transports en commun plutôt que la voiture



ü  On va dire que j’énonce des évidences, mais il y a encore des gens qui privilégient leur voiture sur les transports en commun pour une simple question de confort (et non pas parce qu’ils vivent dans des zones non-desservies). Or, qui dit transports en commun, dit transport de beaucoup de voyageurs en même temps et donc moins de véhicules sur les routes (donc moins de CO2 expulsé et lutte contre le réchauffement climatique).

ü  Pour vous donner une petite idée, sachez que le RER A (qui traverse Paris et sa région, et qui est la ligne de train la plus utilisée d’Europe) représente l’équivalent, aux heures de pointe, d’une autoroute à 14 voies.





ü  De plus, une ligne de bus empruntée, c’est une ligne de bus préservée (à condition de payer son ticket ou son abonnement, sinon ça ne sert à rien).

ü  Pour celles et ceux qui pensent que c’est trop cher, sachez aussi que le tarif des tickets augmente à mesure que le nombre de resquilleurs augmente. Acheter un ticket, c’est participer au financement des travaux de rénovation, c’est payer le service d’entretien des voies, des rames et des gares ; et c’est verser un salaire aux employés (c’est pas seulement pour vous faire cracher au bassinet).

ü  Pour celles et ceux qui trouvent que ça pue, que c’est dégueulasse, qu’il y fait trop chaud, que c’est mal entretenu, etc. ; il faut bien vous rendre compte que le service de transports en commun de la région parisienne (je ne sais pas pour les autres) n’est pas de la première jeunesse (le RER A a fêté il y a peu ses 45 ans). Et si les couloirs des stations et les rames sont si proches d’un dépotoir, c’est en grande partie à cause de ses usagers (qui jettent leurs mégots, leurs détritus et qui crachent par terre sans le moindre complexe, pour le moins pire…).

ü  Bénéfices : moins de voitures sur les routes, moins de CO2 dégagé et donc moins de gaz à effet de serre pour faire empirer le réchauffement planétaire. 



  1. Marcher plutôt que prendre un véhicule



ü  Je trouve toujours hallucinant d’entendre des gens dire que marcher plus d’un quart d’heure, c’est long. Mais c’est en entendant ce genre de discours que je comprends mieux pourquoi certaines personnes prennent leur bagnole pour aller à la boulangerie alors que c’est la porte à côté.

ü  Or, marcher est bénéfique pour plein de raisons. C’est le sport le plus naturel que vous puissiez pratiquer puisque nous sommes faits pour marcher (notre pied est la partie de notre corps qui a le moins évolué depuis que nous nous tenons debout car c’est son rôle depuis toujours). Marcher permet également de s’aérer l’esprit sans avoir à être ultra-vigilant (à condition cependant de ne pas garder le nez collé à son Smartphone). Marcher permet aussi de laisser le temps à votre cerveau de décompresser (en revenant du boulot, par exemple) ou, au contraire, de se mettre en condition pour ce qui suit (entretien d’embauche, journée de travail, etc.). Tout ce que vous ne pouvez pas faire lorsque vous êtes assis derrière votre volant.

ü  C’est gratuit ! :D

ü   Bénéfices : pour votre santé d’abord (car nous sommes très sédentaires et donc très exposés aux maladies cardio-vasculaires) et puis ça fait aussi moins de voitures sur les routes (cf. point n°11).



  1. Descendre ou monter les marches plutôt que prendre l’ascenseur



ü  Les ascenseurs servent, à la base, pour les personnes suivantes : les handicapés moteurs, les gens avec des cannes ou des béquilles, les gens équipés de prothèses des membres inférieurs, les personnes souffrant de rhumatismes ou d’obésité morbide (les personnes à mobilité réduite, en gros), les asthmatiques, les insuffisants cardiaques ou encore les gens avec des poussettes ou des bagages très lourds.

ü  Si vous ne vous reconnaissez pas dans cette liste, mais que vous prenez l’ascenseur quand même, c’est que vous êtes une grosse feignasse.

ü  Un ascenseur utilisé, c’est de l’électricité produite et consommée, et c’est de la pollution résiduelle produite (par les frottements des câbles et des freins). Ce qui n’existe pas quand vous prenez les escaliers.

ü  Et puis, monter et descendre les marches, c’est faire du sport (et pour les sédentaires que nous sommes, qui n’avons pas le temps d’aller dans une salle de gym, c’est déjà ça de gagné sur notre prochain infarctus). Et c’est du sport gratos, en plus !

ü  Astuce : pour vous motiver, avant d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur, regardez à quel étage il se trouve. S’il n’est pas au vôtre, cela signifie que vous devez prendre les escaliers.

ü  Bénéfices : pour notre santé d’abord, puis c’est moins d’électricité produite donc moins de CO2 produit, donc diminution des gaz à effet de serre, etc.



  1. Economiser la batterie du téléphone



ü  Les Smartphones, c’est bien, ça a son utilité, mais on y passe tellement notre vie maintenant qu’on les recharge plusieurs fois par jours.

ü  Enfin, vous. Puisque moi, je n’utilise mon téléphone que pour le strict nécessaire (SMS, MMS ou téléphone ; quelques jeux de temps à autre) et ne le recharge donc qu’une fois par semaine (si, si, c’est possible. :D ).

ü  Comment je fais ? Eh bien, déjà, je coupe le GPS, je coupe le Bluetooth, les données mobiles et le Wifi tant qu’ils ne me sont pas utiles. Puis, je ne regarde pas de vidéos ni n’écoute de musique avec (j’ai un PC, une télévision, un lecteur MP3 et une radio pour ça). Ensuite, je ne mets jamais le son, ni même le vibreur. Et enfin, je m’impose des plages horaires d’utilisation plutôt que de zyeuter toutes les 5 min pour vérifier si je n’ai pas des messages ou des notifications (enfin, « impose » est un mot un peu fort dans le sens où je ne suis pas du tout accro et où je peux oublier mon téléphone plusieurs jours d’affilée).

ü  Si vous faites tout ça, que vous mettez vos proches au parfum que si vous ne répondez pas à leur message dans la seconde, ce n’est pas parce que vous agonisez dans le caniveau (mais parce que vous travaillez, par exemple) ; vous verrez que votre batterie tiendra beaucoup plus longtemps.

ü Bénéfices : économie d’électricité et financière (souvenez-vous que c’est vous qui payez la facture EDF à la fin du mois, ainsi que la nouvelle batterie ou le nouveau Smartphone). Et on peut rajouter un bénéfice physique aussi car moins vous resterez sur votre téléphone, moins vous saturerez votre cerveau d’infos inutiles, moins vous prendrez le risque de contractez des douleurs cervicales, articulaires ou oculaires, et plus vous serez attentifs à votre environnement (ou même à ce que vous faites).



  1. Ne stocker sur le Cloud que ce qui a raison d’y être



ü  On a tendance à l’oublier, mais le Cloud, ce n’est pas un nuage qui flotte au milieu du néant. Le Cloud, ce sont des énormes serveurs qui sont alimentés en électricité 24h/24 et 7j/7, qui sont en activité permanente et qu’il faut refroidir continuellement. Autrement dit, ce sont des gouffres énergétiques et une source de pollution considérable à laquelle on ne pense pas.

ü  Or, on utilise le Cloud bien souvent pour stocker des choses qui n’ont pas de raison d’y être (photos de vacances, vidéos du petit dernier, etc., et que vous n’allez regarder qu’une fois tous les 10 ans). Le Cloud ne doit servir que pour des documents sur lesquels vous aurez besoin de revenir régulièrement, même hors de chez vous (ex : papiers d’identité lors d’un voyage à l’étranger). Et une fois que ceux-ci n’ont plus d’utilité, il faut les retirer du Cloud.

ü  Tout le reste doit rester sur votre ordinateur (qui ne doit être allumé et alimenté que lorsque vous en avez besoin).

ü  Perso, je ne m’en sers pas car j’ai moyennement confiance en ce système qui est en accès direct de tous les hackers du coin (et dans un monde où tout s’échange moyennant finances (numéro de téléphone, adresse mail, etc.), je préfère encore garder mes données persos sur mon pc éteint les ¾ du temps).

ü  Bénéfices : économie d’énergie, moins de CO2 dégagé et meilleure protection des données personnelles.




***


Et ce sera tout pour le plus gros morceau.



La suite au prochain épisode ! :D



Bon week-end !!