jeudi 2 juillet 2015

Raconte-moi.... le sauvetage des Guignols de l'Info


Très récemment, Alain de Greef est décédé (le 29 juin pour être plus précise) et avec sa disparition, c'est un des programmes qu'il a créé qui va lui aussi disparaître des antennes. Il s'agit des "Guignols de l'Info" dont le président actuel de Canal + n'apprécie pas l'humour trop irrévérencieux à son goût.

Personnellement, je connais cette émission depuis ma plus tendre enfance et, encore maintenant, il m'arrive de la regarder. Pas forcément de manière assidue, mais tomber dessus ne me déplaît pas et me permet : 1/ de suivre quelque part l'actualité (pour quelqu'un qui n'écoute/ne regarde/ne lit pas les informations, c'est non négligeable) et 2/ de me payer une bonne tranche sur des répliques bien senties.

Et je ne compte plus le nombre de souvenirs que ma mémoire comporte sur certains personnages qui doivent désormais prendre la poussière (George W. Bush, JPP, Johnny, l'Abbé Pierre, etc.).

Bref, si comme moi vous ne souhaitez pas voir l'émission disparaître à cause de quelqu'un qui n'a, visiblement, pas le sens de l'humour (et que ça ne gêne pas de mettre 300 personnes au chômage), c'est par ici :


touchepasauxguignols.wesign.it… 

dimanche 21 juin 2015

Raconte-moi... l'Exposition Harry Potter


En ce moment et jusqu’au mois de septembre de cette année, se tient l’Exposition Harry Potter à la Cité du Cinéma à Saint-Denis (métro Pleyel – ligne 13, suivez les panneaux ensuite).  


 
Cette exposition est en fait un fragment de ce que l’on peut trouver au Parc Harry Potter de Leavesdale dans la banlieue londonienne. A la base, avec une amie, nous avions pour ambition de franchir la Manche pour aller faire un saut au milieu des décors de la mythique saga. Puis, découvrant que l’exposition arrivait jusque chez nous après avoir visité nos voisins européens, l’escapade en terre britannique a été repoussée pour un déplacement bien moins coûteux (et bien moins long à préparer).
 

L’entrée coûte 22 €. Tout de même. Il vous faudra débourser 5 € de plus si vous voulez un audio-guide (vous verrez pourquoi la précision est importante). Il est également important de noter que l’heure que vous choisissez sur le site de réservation en ligne (parce qu’il est préférable de réserver en ligne) correspond à l’heure à laquelle vous êtes tenus de venir. En effet, l’espace occupé n’est pas très grand et le nombre de personnes qui y entre est donc limité. Il est conseillé d’arriver en avance (30 minutes est préconisé sur le site mais il est possible d’arriver plus tard puisque ça ne vous dispensera pas de faire la queue (et encore plus si vous avez envie d’aller au petit coin avant)).
 


 
Qu’en est-il de l’exposition en elle-même ?
 

Eh bien, comme son nom l’indique, il s’agit d’une exposition. Dans sa définition la plus pure. Concrètement, si vous comptiez y aller pour découvrir des anecdotes de tournage, vous penchez sur des story-boards ou admirer des planches de recherches graphiques sur telle ou telle créature, passez votre chemin. Il n’y a là-bas qu’une sélection de costumes, quelques objets (essentiellement des baguettes) et des fragments de décors. Et cette ensemble ne concerne, dans sa grande majorité, que Poudlard lui-même et ses environs proches (à savoir : la Forêt Interdite). Si vous vouliez voir la Cabane Hurlante, le Ministère ou le Terrier, vous serez déçus.

 
 
A moins de ne pas avoir lu les livres et d’avoir survolé les films – mais à ce compte-là, pourquoi débourser 22 € ? –, les panonceaux qui jouxtent les éléments présentés ne vous seront d’aucun intérêt. Ayant lu et vu tous les livres/films, j’ai dû lire quatre lignes en 1h20 de balade. De plus, si vous êtes fan, il est possible que vos poils se hérissent le long de votre échine, certaines erreurs ayant trouvé le moyen de se glisser dans les textes (apparemment, les organisateurs ne font pas la différence entre la baguette de Bellatrix et celle de Narcissa… qui n’ont absolument rien en commun). 

 
 
Rajoutez à cela un éclairage plus que moyen qui ne sied pas vraiment au fait qu’il est interdit de prendre des photos avec flash. Pour le péquin lambda qui n’a qu’une utilisation sommaire de son appareil photo (compact ou portable) – par là, j’entends : qui ne sait pas modifier l’exposition ni pousser les asa –, il est frustrant de ne pouvoir gratter quelques clichés souvenirs de l’événement. De manière générale, l’endroit est plongé dans une douce pénombre chassée par les spots disposés au-dessus des costumes. Déjà là, si vous voulez obtenir des photos pas trop pourries, il vous faudra monter les asa à 800 (ce que tous les appareils compacts ne peuvent pas faire (pour rappel, en plein jour, c’est 200 asa)).
Mais, sur certains lieux, il n’y a tout simplement plus rien : la vitrine consacrée à Gilderoy Lockhart ne reçoit qu’une lumière indirecte, les Mangemorts et les créatures de la Forêt Interdite ne bénéficient que d’une vague lumière bleuâtre (si vous voulez prendre une photo, il vous faudra arrêter de respirer et de bouger pendant une minute complète… et sans pied, s’il vous plaît). Le comble étant le Détraqueur qui n’est tout simplement pas éclairé (pour une créature entièrement noire, vous admettrez que ce n’est pas l’idéal). Et moi qui voulait prendre la tenue de McGonagall, je n’ai finalement obtenu qu’un demi-costume (l’autre moitié étant dévorée par l’obscurité). Au final, l’éclairage est tellement mal géré qu’il est quasiment impossible de zoomer pour prendre des détails des objets présentés (alors que c’est ce qu’il y a de plus intéressant sur les costumes).

 
 

Et on termine avec la boutique souvenir (minuscule en comparaison de celle de Star Wars Identities) et qui ne contient que 15 produits répétés ad nauseam. Et pour des prix affolants qui vous donnent automatiquement envie de les reposer sur l’étagère. Pour vous donner quelques idées :

-         la boîte de dragées surprises de Bertie Crochue (qui est une bête boîte en carton type boîte de chewing-gum) est à 5 € ;

-         1 Chocogrenouille avec une image à collectionner dedans, 5 € ;

-         un stylo en forme de baguette compressée (et moche), 18 € ;

-         une baguette en plastique, 43 € ;

-         la Carte du Maraudeur, 38 € (c’est un bout de papier à la base, avec deux-trois collages alambiqués mais rien d’extraordinaire).

Pour votre information, je me suis procurée, il y a quelques temps de cela, un livre sur la création des films qui contient, en plus d’exemples de décrets d’Ombrage, de l’avis de recherche de Sirius et des billets de la Coupe du Monde de Quidditch, un exemplaire de la Carte du Maraudeur. C’est un bouquin extrêmement complet, avec beaucoup de croquis, de recherches graphiques et de témoignages des membres de l’équipe technique. Il m’a coûté quarante euros (pour 160 pages). Autrement dit, payer plus de 30 € un objet purement décoratif, c’est de l’arnaque. Donc, non seulement, la boutique est mal disposée parce qu’elle est ridiculement petite et qu’on se marche dessus à qui mieux-mieux, mais en plus, on doit vendre un rein pour repartir avec un bête souvenir plus ou moins beau. Moi qui cherchais une belle édition de la collection des livres en anglais, je suis repartie bredouille.
 

En bref, vous l’aurez compris, je suis déçue. Et mon amie qui était là aussi a ressenti le même sentiment, en plus de celui d’avoir perdu 20 € (prix réduit d’entrée via son CE). Certes, c’est intéressant de voir les costumes en vrai (enfin, plus ou moins puisque ceux du trio du 7ème film nous ont paru étrangement petits) et de découvrir certains objets (le clown du 3ème film est gigantesque en fait), mais il y a largement moyen de faire mieux.
 

 

Pourtant, l’expo commence plutôt bien. On peut se faire prendre en photo avec une baguette – prêtée pour l’occasion – devant un fond vert (je n’ose cependant imaginer le prix de la photo). Quelques volontaires peuvent ensuite passer sous le Choixpeau magique afin d’être réparti dans les maisons avant que le groupe ne soit accueilli sur le quai de Pré-au-Lard dans la fumée du Poudlard Express (oui, la logique voudrait que ce soit dans l’autre sens). La mise en scène est sympathique et nous met l’eau à la bouche, mais le rêve s’arrête là puisqu’on entre après coup de plein pied dans l’exposition où chacun vogue à sa façon.
 

L’événement aurait gagné à plus d’interactivité. Si on compare avec Star Wars Identities (SWI), rien n’empêchait de reprendre le même système de bracelet de communication à poser sur des bornes tout au long du parcours. Pour être plus claire, dans SWI, en plus de voir les costumes, les maquettes, les croquis et de lire des anecdotes en tout genre, il y avait aussi la possibilité de se construire un personnage de l’univers. Au fur et à mesure du cheminement entre les pièces, on choisissait notre nom, de quelle race on était, de quelle planète on venait, ce qui nous était arrivé d’important au cours de notre vie, etc. Et tout cela à l’aide d’un simple système de bracelets et de bornes interactives. Il était largement possible de faire de même dans le monde du sorcier balafré : on choisit sa maison, sa matière préférée, on fait gagner des points à sa maison en répondant à des questions sur les films/livres, on décide ou non d’affronter les Forces des Ténèbres, etc. Rien que ça, déjà, ça aurait rallongé le temps de visite. En effet, j’étais restée au moins 3 heures dans SWI contre à peine 1h20 pour l’expo HP.
 
Ensuite, techniquement parlant, au-delà d’un meilleur réglage de l’éclairage, certains objets auraient mérité une petite animation : l’armoire de l’Epouvantard aurait pu trembler sur ses pieds, avec la poignée de la porte qui bouge. L’Acromentule de la Forêt Interdite aurait pu bouger ses pattes ou cligner des yeux. Le Magyar à pointes aurait pu avoir de la fumée qui s’échappe de ses naseaux et la mâchoire qui s’ouvre et se referme. Pas la peine de faire un truc particulièrement chiadé, mais rien que ces trois exemples là, ça aurait apporté un autre gros plus à l’exposition.  


 
Et enfin, le plus important – et ce qui m’a le plus manqué -, les anecdotes. Les secrets de fabrication du film. Les petites phrases ou les petits gribouillis qui font sourire le visiteur et qui lui font penser qu’il repart avec des connaissances ultimes que personne d’autre que lui n’a. Alors, peut-être que tout était dans l’audio-guide, mais à ce moment-là, il ne fallait pas le faire payer. A 22 € le billet, on est en droit de profiter de l’exposition en entier, pas seulement d’une partie tronquée. Dans SWI, l’audio-guide était intégré dans le prix (22 € également) afin de profiter des vidéos et des commentaires attitrés aux vitrines. 
 
Concrètement, j’ai eu plus de satisfaction à feuilleter les deux bouquins que j’ai à la maison sur l’univers de J.K. Rowling, qu’à me promener dans l’exposition. Ce qui est un comble étant donné que, dans les livres, il n’y a finalement que des photos et non pas les objets réels.
 

En conclusion, l’exposition devrait ravir les plus jeunes, qui sauront se contenter des costumes et des quelques bricoles qui traînent à droite et à gauche. Pour les autres, l’addition risque d’avoir du mal à passer.    

samedi 30 mai 2015

Raconte-moi... le concours photo 2015


Cette année encore, ma ville organisait un concours photo autour du thème de la Nature et, plus précisément, de la vie aquatique. Et, comme les deux précédentes années, j’y ai participé.

 
En 2013, le sujet était le petit monde des insectes et, avec cette photo
 
j’avais obtenu la troisième place dans la catégorie adulte. A la base, j’avais proposé cette belle araignée mais, celle-ci n’étant pas un insecte, elle avait été placée hors concours.


 
En 2014, le sujet était « jeunes pousses et vieilles branches » et voici la photo que j’avais proposée :
 
Suite à un concours de circonstances, je ne m’étais pas présentée à la remise des prix, je ne peux donc pas vous dire à quelle place ce cliché a échoué (mais, compte tenu du fait que je n’ai pas été contactée par la suite, on peut supposer qu’elle n’a récolté aucun suffrage). Personnellement, je lui trouve un je-ne-sais-quoi d’esthétique. 

 
En 2015 donc, thème aquatique, et un soleil très peu au rendez-vous pour une photo à remettre le 20 avril. Heureusement, on m’a donné un bon tuyau et j’ai pu épier une mare naturelle au cœur de la ville – puisque la photo doit être prise dans la ville organisatrice – pendant quelques week-ends. Au final, voici le cliché proposé au concours :

 
Et devinez quoi ? J’ai terminé à la première place ! ^___^ Toujours dans la catégorie adulte, œuf course. Pour une photo prise à contre-jour, ça fait plaisir.          

jeudi 21 mai 2015

Raconte-moi... la saison 4 de Game of Thrones (ou du Trône de Fer, en français dans le texte)


Je viens d’achever le visionnage en DVD de la saison 4 du Trône de Fer (oui, je suis suffisamment barrée pour attendre, patiemment, la sortie DVD des séries les plus courues de notre époque). La suite de cet article risque de spoiler un petit peu, pour ceux qui, pire que moi, n’en sont encore qu’à la saison 3. Mais juste un poil puisque ce court laïus n’est là que pour faire un point comparatif entre les livres et la série.
 

A l’heure actuelle, j’ai achevé – donc – la saison 4 et, également, l’intégrale 4 en livre. J’attends en fait la version poche de l’intégrale 5.
 

Si je devais élever un bilan de ces lectures, j’en suis arrivée à un point où je suis à la fois en retard, en avance et au même niveau.
 

En retard pour ce qui est de :

-          Theon Greyjoy (le plus gros retard de la série en vérité puisqu’il commence dès la fin de la saison 3. Si dans les tomes, on croise bien, à un moment, un personnage dénommé Schlingue, rien ne nous permet encore de savoir qu’il s’agit en fait de Theon. A cet instant, Theon est tout simplement porté disparu. Les chapitres concernant Schlingue n’apparaissent en réalité que dans l’intégrale 5)

-          Daenerys Targaryen (elle est bien à Meereen à la fin de l’intégrale 3 mais n’apparaît pas une seule fois dans la 4 et, si elle a bien viré Jorah Mormont, elle n’avait pas attaché encore ses dragons pour protéger la population de Meereen).

-          Brandon Stark (il s’est bien séparé d’Ocha et de Rickon, se balade bien en compagnie du duo Reed et d’Hodor, mais, comme Daenerys, il n’apparaît pas de l’intégrale 4. On sait juste qu’il a franchi le Mur et qu’il recherche la corneille à 3 yeux. A cet instant, tout le monde est encore en vie).

-          Sansa Stark (à la fin de l’intégrale 3, elle est bien aux Eryé en compagnie de Robin et Littlefinger, mais plus de Lysa qui a déjà fait son vol plané. Elle n’apparaît pas de l’intégrale 4 et on n’assiste donc pas à sa transformation comme c’est le cas dans la saison 4. Le retard est moindre, mais il est bien présent.).
 

En avance pour ce qui est de :

-          Cersei Lannister (dans l’intégrale, elle fait partie des personnages suivis et on assiste à toutes les manigances post-décès paternel, notamment avec Margaery, la reine des épines, mais aussi les sœurs Martell (d’Oberyn donc) qui déboulent en fin de parcours pour rajouter à la mélasse actuelle).

-          Arya Stark (si elle quitte tout juste sa terre natale pour Braavos à la fin de la saison 4, elle est y est déjà à la fin de l’intégrale 3 pour intégrer la communauté des Sans-visage. Elle n’apparaît pas de l’intégrale 4 mais on la quitte sur une péripétie qui laisse songer que la petite est dans la panade jusqu’aux gencives).

-          Samwell Tarly (là encore, les lecteurs de l’intégrale 4 ont un poil d’avance puisque Samwell n’est tout simplement plus sur le Mur à cet instant. Ni lui, ni Vère et son enfant, ni Aemon Targaryen qu’il a entraîné dans son épopée jusqu’en terre de Braavos).

-          Bronn (avance très substantielle en ce qui concerne un personnage, ma foi, très secondaire, mais que j’apprécie beaucoup, puisqu’on connaît déjà le nom de l’enfant qu’il a eu (si l’on veut) avec Lolly).

-          Asha/Yara Greyjoy (pour ce qui est de la frangine de Theon, on se retrouve dans la situation inverse puisqu’on en sait nettement plus sur ce qu’il se passe en terre des Fer-nés. On découvre ainsi son second oncle – le premier étant un prêtre du dieu Noyé qu’on aperçoit dans la série sans connaître le lien de parenté entre les deux – qui ne serait pas contre l’idée de coller ses miches sur le trône de fer).

-          Brienne de Torth (qui va faire une rencontre peu commune au cours de ses aventures en compagnie de Podrick au cours de l’intégrale 4, si mes souvenirs sont exacts).


Et au même niveau, enfin, pour :

-          Tyrion Lannister (qui disparaît à la fin de l’intégrale 3 sans montrer le bout de ce qui lui reste de nez dans la compilation suivante).

-          Stannis Baratheon (qui sauve effectivement les miches de la Garde de Nuit à la fin de l’intégrale 3) et Jon Snow (qui voit mourir Ygrid dans ses bras à la fin du même tome).

-          Rickon Stark (le grand absent de tout le schmilblick qui, sans jamais avoir été trop présent, a définitivement disparu des projecteurs depuis qu’il s’est séparé de son frère aîné pour vadrouiller aux côtés d’Osha).

En conclusion, cette saison est un véritable carrefour pour les lecteurs assidus où ils se retrouvent à la fois en position de découverte totale (comme n’importe quel spectateur lambda) tout en gardant encore quelques atouts dans leur manche sur l’avenir de certains personnages plus ou moins emblématiques.

dimanche 21 décembre 2014

Raconte-moi... le tome 2 de Guerrier Loup

Ca y est ! Il est arrivé tout frais, tout chaud, dans ma boîte aux lettres hier. L'accouchement a été quelque peu chaotique avec une longue période sans la moindre inspiration (tant pour l'écriture que pour le dessin) mais, c'est bon, il est là.

Je parle bien sûr du tome 2 des aventures de Yahël et Leviah, deux de mes personnages originaux. Le tome 1 était sorti l'année dernière en septembre, celui-ci arrive en décembre (trop tard pour Noël mais ce n'est pas grave, le principal étant qu'il soit là).

Pour ceux qui seraient totalement perdus à la lecture de ces quelques lignes, sachez que j'ai créé, il y a quelques années de cela - majoritairement encouragée par la sortie des films de Peter Jackson adaptant l'univers de Tolkien et par la lecture des tomes d'Eragon -, tout plein de personnages inspirés de la Fantasy. Il y a d'abord eu des Elfes - les plus éloignés possibles des si beaux spécimens de la Terre du Milieu - puis des loups. Ensuite, sont venus se greffer d'autres peuples, créés depuis de longue date mais depuis lors abandonnés au placard ou fraîchement apparus dans mon imagination fertile.

De fil en aiguille, ces êtres épars ont fini par se lier les uns aux autres jusqu'à permettre la naissance d'un monde à part entière, avec ses lois, ses créatures, ses légendes et ses héros. En l'occurrence, pour les derniers, il s'agit de Yahël - un jeune Elfe aventureux et naïf - et sa compagne de route, Leviah - une louve turbulente et brute de décoffrage. Poussé par son désir de devenir Guerrier Loup, Yahël va découvrir que les Grandes Terres ne sont pas une paisible forêt où les Elfes sont accueillis à bras ouverts, d'autant plus lorsqu'ils sont accompagnés d'un loup.

Les premiers mois de la vie commune des deux compagnons sont racontés dans le tome 1 que vous pourrez trouver ici >> http://www.lulu.com/shop/nicodemuslily/guerrier-loup/paperback/product-21952588.html

Et, bande de veinards, à l'occasion de la sortie du tome 2, il y a une remise de 15% sur le prix initiale.

En ce qui concerne ce dernier, voici déjà un aperçu de la photo de couverture :


Et puis, soyons fous, voici aussi le lien pour vous le procurez >> http://www.lulu.com/shop/nicodemuslily/guerrier-loup-tome-2-lapprenti/paperback/product-21952622.html

Bonne lecture à toutes et à tous ! ^___^

vendredi 12 décembre 2014

Raconte-moi... les pépites du soleil levant (tome 1)


Pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi les derniers épisodes, le prochain pavé sera destiné aux gens qui pensent que les mangas et les animés (dessins-animés nippons) sont exclusivement réservés aux enfants en mal de cerveau. Que le propos qu’ils développent est sans intérêt, plat et sans profondeur. Qui sont persuadés que tous les personnages ont de petite bouche, pas de nez mais des yeux qui leur bouffent la moitié du visage. Mais ce texte s’adresse également aux amateurs du genre qui seraient à la recherche d’une petite pépite à s’offrir pour Noël.

 

Avant toute chose, il est bon d’apporter quelques précisions (enfin, celles que je connais) concernant l’univers du manga. Tout d’abord, sachez que – finalement, comme pour la bande-dessinée –, il existe plusieurs types de manga, et notamment de style scénaristique, en fonction du public cible. Pour être plus claire, je vais aborder les quatre grands genres de manga : les shojo, shonen, seinen et hentai.

 

Les shojo (ex. : Fruit basket) sont principalement destinés aux jeunes filles. Le héros est souvent une adolescente d’apparence ordinaire, qui va se retrouver confrontée à des situations extraordinaires qui l’amèneront à trouver le prince charmant. Il n’est pas rare qu’elle ait même plusieurs prétendants sur la liste (Vampire Knight) ou qu’elle soit courtisée par un alors qu’elle bave sur un autre (Sakura, chasseuse de cartes). Si je devais le rapprocher à la littérature occidentale, on serait dans le roman à l’eau de rose. Je ne peux malheureusement pas vous en dire beaucoup plus puisqu’il ne s’agit pas du tout du style que j’affectionne.

 

Le shonen (ex. : Dragon Ball) est principalement destiné aux jeunes garçons. Le héros est à l’image de ses lecteurs, jeune et avec du poil aux pattes (la plupart du temps car, si on poursuit sur l’exemple de Dragon Ball, Son Goku est un gamin au début du manga mais devient adulte dans la deuxième partie, Dragon Ball Z). En apparence faiblard, il va se retrouver à affronter des ennemis de plus en plus forts à mesure que ses compétences se développent ; soit parce qu’il a un rêve précieux à ses yeux et pour lequel il est prêt à tout (dans Naruto, le héros éponyme a pour objectif de devenir Hokage (chef de son village, en français dans le texte)), soit parce qu’il est malgré lui mêlé à une histoire dont il se serait bien passé et qu’il n’aime pas qu’on fasse du mal à ses proches (dans Bleach, Ichigo acquiert des pouvoirs singuliers en cherchant à protéger ses sœurs cadettes).

Au delà de ce schéma typique du genre (le héros qui affronte des épreuves de plus en plus difficiles), le shonen possède une autre caractéristique : celle de ne jamais développer les sentiments amoureux de ses personnages. Dans Dragon Ball Z (surtout), Son Goku est marié à Chichi et est même le père de ses deux enfants, mais le lecteur n’assiste ni au mariage, ni aux naissances, ni à aucun geste affectueux de l’un des parents envers l’autre. Et il en est de même pour les autres couples de la série : Vegeta/Bulma et Krilin/C-18 (quoique, pour ce dernier, on comprend que Krilin a un faible pour la donzelle). Le phénomène est encore plus impressionnant sur Olive & Tom (Captain Tsubasa en japonais) où le héros est poursuivi par une fan du début à la fin du manga sans que celui-ci ne semble réellement la remarquer (même pas sûre qu’il lui adresse la parole à un moment) jusqu’à l’événement final qui risque d’en laisser plus d’un sur le postérieur. A contrario, les connaisseurs de la série animée seraient surpris de découvrir qu’il y a pas mal d’à-côtés dans la version manga avec de nombreux couples qui fleurissent à droite et à gauche.

En bref, si je devais faire un parallèle avec des œuvres de l’Ancien Monde connues, Le seigneur des anneaux serait un shonen (une quête initiatique, des ennemis de plus en plus forts et un niveau quasiment zéro de romance).

 

Le seinen est clairement destiné aux adultes (ex : Berserk). Si on retrouve le schéma du shonen à la base, il faut y ajouter un degré de violence, physique et psychologique, nettement supérieur ainsi qu’une libre apparition de scènes de fesses (pas toujours présentes, ceci étant).

 

Et enfin, le hentai (si ce style existe réellement) est également destiné aux adultes. Et aux adultes seulement. En effet, le hentai, c’est de la littérature érotique et pornographique (oui, les deux à la fois, ça dépend des œuvres). Et là dedans, il y en a à peu près pour tous les goûts avec des couples du même âge, d’âge différent, hétéro, gay (yaoi), lesbien (yuri), sm, etc. Bref, de tout. Les seuls exemples que je pourrais vous citer pour les avoir feuilletés, ce sont : Teacher’s pet (le chouchou du prof en français), une histoire de manipulation perverse entre un élève et sa professeure ; et Le jeu du chat et de la souris, qui relate l’histoire d’un homme à femmes qui se découvre des sentiments pour un ancien camarade de classe (c’est du yaoi donc). Sachez-le, c’est du hentai très soft (les parties stratégiques sont dissimulées).

 

J’aurais aimé vous citer des exemples dans tous les genres mais mon intérêt étant essentiellement tourné vers le shonen et le seinen, vous devrez vous en contenter. Ceci étant dit Fruits Basket est un shojo très sympathique, avec quelques longueurs au milieu et une fin guimauvesque, mais qui a l’avantage de ne pas être trop long (23 tomes) et de tenir à peu près la route.

 

Si je devais n’évoquer qu’un seul shonen, ce serait Full Metal Alchemist. Une série, finie, en 27 tomes, dont le scénario tient le cap du début à la fin (c’est important de le souligner car il n’est pas rare que des séries s’enfoncent dans le n’importe quoi à mesure que le chiffre sur leur jaquette s’agrandit : Bleach, Naruto, Saint Seiya : the lost canvas, One Piece, etc.).
27 tomes, donc, qui valent le coup de trôner dans votre bibliothèque. L’histoire est celle-ci : Edward et Alfonse Elric sont deux frères vivant dans un monde où l’alchimie produit des miracles à condition d’en payer le prix. En effet, le principe de l’échange équivalent domine chaque transformation accomplie en n’importe quel endroit de cet univers : on ne peut pas créer un objet sans avoir donné quelque chose de composition identique en retour. Seul le possesseur de la pierre philosophale peut échapper à cette loi qui n’est pas sans conséquence, comme l’on amèrement constaté les deux frères en question. Et c’est cette pierre, pourtant légendaire même dans ce monde, qui a lancé ce duo sur les routes.
Vous l’aurez compris, il y est question de chimie et d’alchimie, mais aussi de politique, de guerre, d’éthique scientifique, d’amitié, d’amour (un peu, c’est un shonen), de famille, de vengeance, de repentance, etc. Le tout étant assez correctement équilibré pour que l’on dévore les tomes jusqu’au dernier point de la dernière bulle de la dernière case. Le texte regorge d’humour et d’instants forts en émotion, positives comme négatives, avec des personnages très fouillés. Le dessin est suffisamment clair et précis pour qu’il soit impossible de confondre untel avec bidule.

Deux séries animées ont été faites sur le manga : Full Metal Alchemist et Full Metal Alchemist : Brotherhood. La première a été faite alors que le manga était encore en cours de publication. Bien sûr, la réalisation des épisodes étant plus rapide que le rythme de parution de l’œuvre originale fait que la série finit par dévier sur son propre chemin jusqu’à aboutir sur un final qui met un gros pied à l’étrier au film sorti ensuite. L’animation est excellente, la VF vaut autant le coup que la VO (dont la voix d’Edward pourrait en perturber plus d’un) et la BO est géniale. La seconde a été faite une fois le manga terminé (ou très proche de la fin) donc elle est censée suivre sa trame de bout en bout. Le début est une version condensée de la première série. Pour le reste, ne l’ayant pas vue, je ne peux vous en dire plus. 

 

Pour les seinen, je vais avoir un peu de mal à n’en citer qu’un seul. Je commencerais donc par le plus ancien (enfin, celui que je connais depuis le plus longtemps) : Jackals. Attention, c’est du sanglant !
Le héros, Alligator Nichols, est un chasseur de primes qui tire son surnom de l’arme qu’il porte dans son dos : une gigantesque lame à double tranchant qui reproduit les mêmes dégâts qu’une mâchoire de saurien (je vous laisse imaginer le bain de sang). Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes jusqu’à ce qu’il décapite un type venu lui marcher sur les pompes et faisant partie d’un des deux gangs de la ville. En effet, Cicéro City est littéralement coupée en deux : d’un côté, les quartiers sous le contrôle du gang Gabriella et de l’autre, ceux sous le joug de Tennouren. Bien sûr, les deux clans ont pour objectif de faire main basse sur la ville entière, chacun possédant une armée de tueurs d’élite aux techniques toutes plus sanglantes les unes que les autres. De fait, Nichols ayant abattu un homme de Gabriella, il est immédiatement la cible de celui-ci et se retrouve mêlé à l’embrouille.
Un trait vif, énergique et tout en force – réaliste –, très éloigné de ce que l’on peut croiser dans l’univers du manga (il est même relativement proche de ce que l’on peut rencontrer dans une BD européenne). La fin est un peu précipitée mais ça a le mérite d’en faire une série courte (7 tomes) et déjà finie. Et pour les amateurs, c’est plein de beaux gosses avec de belles tablettes de choco.

 

Dans un autre genre, un peu moins sanguinolent (mais sans quelques litres de sang giclant au visage du lecteur), il y a Jusqu’à ce que la mort nous sépare. Bretteur de génie, Mamoru est un aveugle au tempérament de chien, agissant pour le compte d’une organisation secrète qui rend justice pour toutes celles et ceux qui n’ont pas eu gain de cause via des méthodes légales. Grâce à un ingénieux système, le héros est capable de voir les formes de son environnement sans en percevoir cependant les détails (par ex : il voit le contour des gens mais pas leur visage).
Alors qu’il marche dans la rue pour tester ses nouvelles lunettes haute-technologie, il est arrêté dans son mouvement par une jeune adolescente qui le supplie de la protéger. D’abord indifférent au sort de cette dernière, il prend finalement sa défense quand il réalise que les yakusas du coin en ont effectivement après elle. A coup de canne blanche bien placée, il défait ses adversaires et peut interroger la demoiselle en détresse pour lui demander ce qui intéresse tant les malfrats chez elle. Cette dernière lui dévoile alors qu’elle a le don de prescience. Menacée par la mafia, elle a accepté de les suivre afin qu’elle n’élimine pas ses parents. Mais, en apercevant Mamoru dans la rue, elle a vu qu’il était l’homme à même de la protéger… jusqu’à ce que la mort les sépare.
Un style graphique hyper réaliste, très loin de la patte habituelle des mangaka, des adversaires aux techniques toujours plus innovantes, bluffantes mais tellement bien expliquées qu’on est prêt à y croire. Les personnages traînent généralement derrière eux un passé douloureux (enfants soldats, victime de viol, perte d’un être cher (sœur, enfant, mentor, etc.)…) et les intrigues sont suffisamment tortueuses pour que l’on sorte du shonen pur.

 

Pour ceux qui n’ont pas beaucoup d’étagères mais qui aiment avoir de la bonne lecture dessus, je vous conseille Dudes Hunt. En deux tomes. Il y est question d’un jeune hacker qui, pour s’être fait pincer par la police, est condamné à traquer ses semblables pour elle. Sa vie monotone est un jour troublée par l’arrivée d’un jeu basé sur la géolocalisation. Un jeu qui consiste à trouver les possesseurs de portable similaire au sien et à leur subtiliser le téléphone en question. Une chasse à l’homme à l’échelle de la ville dans laquelle le héros plonge tête baissée, grisé par l’adrénaline. La fin est excellente.

 

Un autre exemple, à mi-chemin entre le shonen et le seinen : Death Note. Au dessus de nos têtes se trouve le royaume des dieux de la mort, les shinigamis. L’un d’eux, Ryuk, s’ennuie ferme à côté de ses camarades qui passent leur temps à jouer aux osselets. Grand échalas sombre, aux bras interminables et à la face livide perpétuellement étonnée, il a l’idée de laisser tomber sur Terre son Death Note, un cahier dans lequel il inscrit le nom de ses futures victimes. L’objet est rapidement remarqué par un étudiant dont le QI surélevé rend ses cours plus que barbant, Light Yagami. Fils d’un commissaire de bonne réputation, il a l’apparence du gendre idéal mais une furieuse envie de tout envoyer valser gronde en lui. Aussi, lorsqu’il tombe sur ce « cahier de la mort » et, surtout, lorsqu’il réalise qu’il fonctionne réellement, il décide de débarrasser la Terre de la vermine en vidant les prisons de ses occupants. Cependant, malgré toutes les précautions qu’il prend pour ne pas trop éveiller l’attention de la police, toutes ces morts soudaines finissent par attirer l'œil des forces de l’ordre. Forces qui n’apprécient pas beaucoup que quelqu’un rende la justice dans son coin sans demander leur avis. Ils font alors appellent à un petit génie un peu loufoque, L (oui, il s’appelle par une lettre. Ca peut surprendre mais ça va avoir son importance). S’engage ainsi un bras de fer de cerveaux à plus ou moins longue distance entre les deux individus, régi notamment par toutes les règles affiliées au Death Note (comme le fait qu’on ne peut tuer qu’une personne dont on connaît le véritable nom et prénom).
Le décor étant posé, sachez que si vous n’avez pas les neurones correctement branchés, vous allez avoir du mal à suivre les raisonnements plus qu’alambiqués des deux zigotos. C’est d’ailleurs pour ça que ce manga n’est clairement pas pour les gosses (en tout cas, si votre marmot de 5 ans suit à la perfection les détours mentaux de ces deux là, c’est que vous avez Einstein à la maison). La seconde partie est un cran en dessous de la première mais mérite le coup d’œil. Et puis le style graphique n’est franchement pas dégueu. Le seul point « noir » serait l’attitude froide et sans pitié du personnage principal, bien loin du héros habituel.

Une série animée existe, excellente, mais prenez-vous un petit frichti en la regardant : L passe son temps à boulotter des sucreries.

Et puisqu’on parle d’animés, enchaînons avec quelques séries qui valent le coup d’œil. Il en existe des flopées, pour tous les genres, de tous les styles, plus ou moins barrées ; mais je me contenterais de quatre d’entre elles… dans le prochain blabla puisque celui-ci est déjà bien assez long comme ça. :D

vendredi 5 décembre 2014

Raconte-moi... la dure loi de la mode 2



Il n'y a rien de pire que de sentir l'eau glacée couler le long de son dos... (c'est marrant que le fond du dessin apparaisse si sombre alors qu'il apparaît blanc au moment du scannage. ^^; )